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du liquide à essayer avec 5 centigrammes de résorcine et un égal volume d'une solution de soude à 50 p. 100.
Si l’aldéhyde formique se trouve dans l'essai, la coloration jaune qui s'était produite au début se transforme en une coloration rouge.
D'après l’auteur, les procédés qui offrent les réactions caractéristiques des aldéhydes fournissent dans ces conditions des résultats moins nets qu'avec l'aldéhyde formique. Cette réaction serait capable de déceler une partie d’aldéhyde dans dix millions de parties d’eau.
Hehner donne comme réaction de l’aldéhyde formique l'acide sulfurique contenant une trace de chlorure ferrique, qui donne une coloration bleue.
Léonard à observé que la réaction d'Hehner ne pouvait être obtenue qu'avec l’acide sulfurique commercial et que l’acide redistillé ne donnait pas la réaction.
D’après ces faits, il a trouvé que l'addition de Fe?CIf ou de chlorure de platine à l'acide’ sulfurique pur développait une coloration violet bleu avec le lait formolé.
Ainsi s'explique le résultat obtenu par Hehner, l'acide sulfurique commercial contenant presque toujours du fer.
Un autre mode d’essai dans le lait a été également fait par Hehner ; lorsque l’aldéhyde se trouve en très faible proportion, on soumet à la distillation et au distillatum, on ajoute quelques gouttes de phénol et d'acide sulfurique concentré ; il se développe une
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couleur rouge et la réaction est sensible au 1/200.060. L'acétaldéhyde donne une coloration jaune orangé.
Orchard indique un procédé de dosage qui consiste à déterminer le formol avec une solution d’azotate d'argent ammoniacale. |
Tout d’abord on titre une ton d’aldéhyde de richesse connue avec la solution DIN d'argent additionnée de son volume d’eau ammoniacale à 1/50, le mélange contenu dans un flacon conique est chauffé au réfrigérant à reflux pendant une heure, le précipité obtenu est lavé, séché et calciné.
Il reste de l'argent métallique que l'on pèse. Comme une molécule de formol réagit sur une molécule d’argent, le poids d’argent trouvé multiplié par le facteur 0,138 donne le poids du formol. \
Mitchell a décrit un procédé de recherche de l'aldéhyde formique, basé sur l’action du réactif de Nessler;, signalée antérieurement par Crismer. On sait qu'au contact de ce réactif, l'aldéhyde formique donne une coloration jaune qui se fonce graduellement, il se forme ensuite un précipité ocreux ressemblant à l'oxyde ferrique et finalement le précipité brunit. Cette réaction est parfaitement distincte de celle qui se produit avec l'ammoniaque.
Dans la recherche de CH20 dans le lait par cette méthode, il faut aciduler pour éviter la distillation de l'ammoniaque. D'après Mitchell, cette réaction est sensible à 1/250.000.
Plochl a observé que lorsqu'une solution neutre de formol est chauffée avec du chlorure d'ammonium, il
se développe une réaction : sous l'influence de la
chaleur il se dégage de l'acide carbonique et il se forme de la triméthylamine. 5
Pulvermacher, en appliquant la même réaction à l'aldéhyde méthylique, a obtenu plusieurs produits de condensation.
Le dosage de l’aldéhyde formique, ajouté aux matières alimentaires, et en particulier au lait, présente de grandes difficultés.
La première qui se présente est de soumettre la substance à la distillation, après avoir acidulé.
Mais les recherches de Léonard et Smith ont montré que la proportion d'aldéhyde obtenue de cette manière dépend avant tout des précautions que l’on prend.
Leurs recherches les ont conduits aux conclusions suivantes :
Le produit de la distillation du lait normal et frais ne réduit pas la liqueur alcaline de Mn*OK?.
Propriétés réductrices. — 1° Mais au bout de trois jours, le même lait abandonné à lui-même fournit à la distillation un liquide qui offre des propriétés réductrices à la vérité faibles, mais manifestes ;
2° La séparation de l’aldéhyde méthylique contenue dans le lait est facilitée par l'addition au lait de quelques gouttes d'acide sulfurique étendu.
Le liquide donne alors à la distillation les résultats suivants :
Les vingt premiers centimètres cubes distillés contiennent les 3/4 du formol, et les 40 c.c. qui suivent la presque totalité du formol restant;
3 Le fait que la distillation ne donne pas la totalité de CH?0 s'explique par suite de la réaction de cette aldéhyde sur les matières albuminoïdes.
Lepierre à fait une étude remarquable de l’action du formol sur les matières albuminoïdes et sur la transformation des peptones et albuminoses en produits de régression albuminoïdes.
L'action du méthanal sur les matières albuminoïdes est un phénomène de condensation et de déshydratation avec fixation de groupes CH?, la condensation entrainant l'augmentation du poids moléculaire. L'introduction de un ou plusieurs groupes méthyléniques dans des molécules aussi lourdes que celles des albuminoïdes est pondérablement inappré- ‘ ciable.
L'auteur étudie l’action de CH?0O sur les hétéro, proto, deutéroalbuminoses et sur les peptones. A froid cette action est peu sensible ; au bain-marie. elle est intense.
Les protalbuminoses sont insolubilisées ; le précipité est insoluble dans l’eau chaude, le NaCI a 10 p. 100 et le Na?CO3.
Les deutéro-albuminoses, corps non homogènes, donnent pour les premiers termes à poids moléculaire plus élevé, un corps insoluble; pour les derniers termes plus voisins des peptones vraies, une transformation en protalbumoses qu’une action plus prolongée du réactif change à leur tour en dérivés insolubles.
Les peptones vraies sont d’abord transformées en corps de la classe des deutéro, puis celles-ci en protalbumoses.
Tous ces précipités, insolubles dans l’eau froide ou bouillante, chauffés à 110° à l’autoclave, s hydratent etse dissolvent complètement.
La solution présente les caractères du groupe auquel appartient l’albuminoïde qui avait été soumis à l’action du formol.
Ainsi le phénomène de condensation sous l'influence de CH°O présente de grandes analogies avec celui d’une régression progressive des albumoses et peptones vers les albuminoïdes primitifs, sans que toutefois il y ait identité absolue entre ces produits de régression et les albuminoïdes primitifs.
Richemond et Boseley ont étudié l’action de CH20 sur la diphénylamine.
Le liquide à essayer ou encore le produit de la distillation du lait formolé est additionné d’une solution aqueuse de diphénylamine et le mélange porté à l'ébullition.
Si l’aldéhyde: formique est présente il se forme un précipité blanc floconneux qui se forme surtout si l’on chauffe.
Il est utile pour la recherche de l'aldéhyde formique dans le lait de recevoir le produit de la distillation dans une solution de diphénylamine.
D'après les auteurs ce procédé est très sensible. Richemond et Boseley ont soumis à une étude comparative les divers essais de recherche de l'aldéhyde formique dans le lait.
Ils considèrent que les réactions d’'Hehner et de Schiff sont également sensibles, toutefois celle de Trillat l’est beaucoup moins.
Le procédé Richemond et Boseley avec la djphénylamine donne d'excellents résultats fort sensibles.
Is ont fait des observations semblables pour la réaction d'Hehner modifiée ainsi que pour celle de Schiff ct ces études ont confirmé les données précédentes. Ils ajoutent qu'en présence d'une forte proportion d’aldéhyde, ilest préférable de distiller et de recevoir le produit de la distillation dans la solution aqueuse de diphénylamine, d'ajouter un léger excès d'acide sulfurique et de porter à l’ébullition comme nous l'avons dit plus haut.
Toutefois la recherche de très faibles quantités de CH?0 présente de très grandes difficultés et doit être entourée des précautions indiquées par Léonard et Smith.