APPAREILS DE MENURE ACTUELS
Le schema d’un ionomètre comme il est employé actuellement est représenté par l’esquisse suivante.
Nous avons un électromètre E avec deux lames dont une que nous nommons À est mobile et l’autre que nous nommons B est fixe.
L’électromètre reçoit sa charge électrique par un petit appareil à frottement. L’électromètre chargé, l’aiguiïlle mobile A s’éloigne de la lame fixe B. La chambre d’ionisation YŸ est reliée à l’électromètre par un conducteur qui se termine dans la chambre par la pointe S. En dirigeant un faisceau de rayons X sur la chambre d’ionisation, l’électromètre, en contact avec la pointe S, perdera. sa charge électrique, et l’aiguille mobile se rapprochera d’autant plus vite de la lame B que l’intensité du courant d’ionisation sera grande. Le courant d’ionisation étant proportionnel à la quantité des rayons absorbés dans la chambre d’ionisation nous n’avons qu’à observer le temps de la décharge de l’électromètre qui nous donnera
une mesure de la quantité des rayons absorbés.
Deux ionomètres, 2 modèles différents, étaient à notre disposition pour effectuer ces mesures de dosage indispensables en radiothérapie profonde. |
Le premier modèle construit par la maison Reiniger, Gebbert et Schall, se compose d’une chambre d’ionisation, d’un électromètre, d’un petit appareïl électrostatique à frottement, de trois diaphragmes, permettant d'augmenter le champ des rayons iniidents de 6X8 à 9%X 12 et à 10 X 15 centimètres et de 2 cuves à eau; l'une servant comme «corps de diffusion » est placée derrière la chambre d’ionisation, on imite de cette faon autant que possible le rayonnement diffus tel qu’il est produit dans le corps à irradier. La seconde cuve est placée devant la chambre d’ionisation, et permet de mesurer l’absorption des rayons en une profondeur de 10 centimètres d’eau. Le tout est monté sur une table roulante, pouvant être transportée facilement.
L’électromètre, la partie la. plus importante est soigneusement isolé, entouré de l’ambre et d’une lame épaisse de caoutchouc, Une échelle graduée permet d’enregistrer exactement la charge électrique de l’électromètre, qui est assurée par une petite machine à frottement. L'appareil de mesure est relié par un câble à la chambre d’ionisation. Le conducteur isolé par de l’ambre se termine dans la chambre d’ionisation par une petite tige en aluminium, entourée d’un cylindre. Toutes les parties métalliques de l’appareillage sont recouvertes de bons isolateurs pour assurer une bonne protection électrostatique et l’appareil de mesure en : entier est entouré en surplus d’une cage de Faraday. Une ouverture à l’abri des rayons X par deux lames en plomb laisse entrer le câble conducteur. Une lampe électrique éclaire l’échelle graduée et facilite un contrôle exacte des mouvements de l’aiguille de l'électromètre. Une coulisse en plomb peut être maniée de façon à retenir à chaque moment l'invadiation de la chambre d'ionisation.
L’ionomètre de Solomon et son emploi ont été décrit dans le Journal de radiologie et d’électrologie (1).
Nous ne ferons que résumer sa description. Cet appareil se
(x) Novembre 1921, page 509.
compose d’un appareil de mesure, d’une chambre d’ionisation et
d’un conducteur. L’ appareil de mesure est un électroscope à. feuille d’or à deux sensibilités par l'emploi de deux capacités différentes.. L’ introduction d’un condensateur à air, situé 4 1 intérieur
de l'électroscope, ralentit la chute de la feuille d’or et permet
d'enregistrer la totalité des rayons X absorbés pendant une séance
de radiothérapie. La feuille d'or se déplace sur une échelle graduée de 60-16 degrés. L'appareil de mesure est chargé au moyen, d’une petite machine à frottement. L’électroscopé est entouré d’une
épaisse cuirasse en plomb reliée à la terre, garantissant une bonne: protection électrostatique et empêchant toute influence des rayons
X qui ne doivent agir sur l’ électroscope que par l'intermédiaire de
Ja chambre d’ionisation.
La chambre d’ionisation est constituée par un petit are creux en graphite, renfermant une tige centrale également en graphite, isolée des paroïs du cylindre et reliée au conducteur. Le conducteur relie la chambre d’ionisation à l’électroscope: il est formé d’un fil en,acier, protégé contre les fuites spontanées et recouvert d’un tube en laiton. Chaque ionomètre est étalonné par le constructeur avec une quantité connue de Radium, et on nomme R l’ionisation équivalente à celle de 1 gramme de Radiumélément en une seconde, placée à 20 millimètres de la chambre d’ionisation et filtré sur 0,5 mm, de platine. R est donc une unité d'intensité, (COTTESpOn-
dani à une quantité de rayonnement débité en une seconde. Et 1000R= 5H IR
Chaque appareil a une constante K, mesurée par R, par exemple K —109R pour la petite capacité. Les mesures de l'intensité! du
rayonnement se font alors de la façon suivante: Constante de l’ionomètre K —109R.
Temps de chute ds l° électromètre de 60 à 10 me de l° dpi mir graduée t = 90".
APE à 109 Intensité == = 1,21 R par seconde.
Solomon compare donc ses r'sultats avec l’ionisation produite? è
par une quantité donnée de Radiumélément et arrive de cette e façon à doser les rayons X.
Friedrich et Kronig ont proposé comme unité de mesure l’unité désignée par Kohlrausch et l’ont définie de la façon suivante : Lunité e est la quantité du rayonnement nécessaire pour transporter par ionisation une quantité d'électricité égale à une unité électrostatique dans un centimètre cube d’air. Et l’unité électrostique est la quantité électrique nécessaire pour charger la capacité de 1 cm à 300 volts.