‹ Dosimétrie et son application à la radiothérapie profondeChapitre 18 sur 18 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

La condition première de tout succès en radiothérapie comme en. thérapeutique générale consiste en un dosage aussi sûr et aussi exact que possible. Seul un dosage établi sur des bases physiques sérieuses et solides nous donnera la clef d’une thérapeutique : utile. Nous croyons avoir prouvé que la méthode ionométrique répond à ses besoins. ;

Cette méthode nous a permis d’établir le coëfficient de transmission pour les filtres d'aluminium, de zinc et de cuivre, employés en radiothérapie. Cette méthode ionométrique nous a permis d'étudier l’influence du rayonnement secondaire qui est d’un intérêt

capital en radiothérapie profonde. Nous avons pu évaluer d’une façon très précise l’effet de la distance anticathode-peau et l’effet de la grandeur du champ d'irradiation sur la dose profonde. Nous basant sur les résultats de nos mesures nous avons pu prouver que la dose profonde augmente avec la distance de l’anticathode à la peau et la grandeur du champ d'irradiation.

1. La dose profonde augmente pour un champ d'irradiation de GX 8 cm en augmentant la d'stance focale de 23 à 50 cm d'environ 45 %.

2. La dose profonde augmente pour un champ d'irradiation de 10 :X 15 cm en augmentant la distance focale de 23 à 50 cm de 60 à 65 %.

3. La dose profonde augmente pour un champ d'irradiation de 20 x 20 em en augmentant la distance focale de 23 à 50 cm d'environ 70 %. ; |

Nous voyons l'intérêt qu'il y a en radiothérapie pour obtenir un bon rendement en profondeur, d'employer des champs de grandeur ‘considérable comme les champs de: 20 X 20 cm.

L'augmentation du champ d'irradiation améliore la dose profonde et diminue en même temps le temps nécessaire pour appliquer une dose en surface et en profondeur.

Ceite diminution de temps est plus appréciable pour lapplication d’une dose en profondeur que pour l’application d’une dose en surface, grâce à l’émission du rayonnement secondaire diffusé qui est plus efficace en profondeur. Nous avons vu que :

1. L'augmentation du champ d'irradiation de 6 X 8 à. 20 >< 20 cm ne diminue le temps pour appliquer une dose en grofondeur de 34—42 %.

2. La même augmentation du champ d'irradiation de 6 X 8 à 20 X 20 cm ne diminue le temps pour appliquer une dose en surface que de 16—20 %.

En outre nous avons pu montrer que l’intensité du rayonnement provenant du col de l’ampoule Coolidge est assez important pour pouvoir occasionner des brûlures, si le temps. d'irradiation est prolongé suffisamment.

La nouvelle installation de la maison Gaiffe met l’ampoule

Coolidge dans un bain d'huile et retient les rayons primaires aber-

-cits par une épasse lame de plomb. Ce dispositif ne nous garantit pas contre le rayonnement secondaire qui ne peut pas être négligé, la dose érythème due exclusivement au rayonnement secondaire pouvant être reçue à une distance de 50 cm du malade en 7 heures 1/2 avec un tube marchant à une tension de 40 cm étincelle équivalente et une intensité de 2,5 Milliampères.

Toutes ces mesures ont pu être effectuées ionométriquement, et il est certain que la méthode ionométrique réalise un grand progrès permettant ainsi à la radiothérapie d’étendre son champ d'action.

(Certaines difficultés comme l'isolation pas tout à fait complète de l’appareil, la décharge spontanée par l’ionisation de l’air contenu dans la salle de radiothérapie et par le rayonnement secondaire rendent cette méthode délicate et exigent une grande minutie, mais il est évident que cette méthode est destinée à nous rendre de grands services et à nous donner des cennaisssances très précieuses sur la répartition de l’énergie roentgenienne. |

Vu: Le Dcyen, Vu: Le Président,

Signé: WEISS. signé: Dr L. BLUM.

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