‹ Dossiers du procès criminel de Charlotte de Corday, devant le TribunalChapitre 1 sur 90 · AVEC PORTRAIT £T FAC-SIMILE · texte numérisé non relu

AVEC PORTRAIT £T FAC-SIMILE

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Paris, chez Povlbt-Malassis, libraire, rue de Richelieu, 97 ;

— — Charavay, tibr.-édit.» rue des Saints-Pères > 18;

Versailles, — Ch. Dufaure, libr.-élit., rue de la Paroisse, 2l;

Ca^, — Lbgost-Clerissr, libr.-édit., rue Ecuyére, 36.

TEM8AIIXES. — IHP&IUERIB DE DUFAURB , Ba« tfc la ParolMC, 11,

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Le nombre des ouvrages qui ont été écrits sur Char* loue de Gorday est considérable; les documents authentiques que Ton possède sur cette femme célèbre sont au contraire fort rares; cependant, tandis que les pièces originales qui se rattachent à sa biographie sont recherchées avec un extrême empressement, les dossiers de son procès devant le Tribunal Révolutionnaire sont restés inexplorés jusqu'à ce jour. Ces dossiers existent aux Archives Impériales, Section Judiciaire, Série W, n,° 277^ et ils renferment incontestablement la source la plus abondante et la plus sûre d'informations pour ceux qui veulent étudier, au point de vue de Tart ou de l'histoire, un des épisodes les plus tragiques de la Révolution. Nous croyons donc faire chose utile aux hommes d'étude en mettant à leur disposition des documents où ils pourront puiser des notions précises et authentiques sur l'intérieur de Marat, sur la 'personne de mademoiselle de Corday, sur la scène sanglante du 13 juillet 1793.

Nous imprimons ces documents dans leur entier, avec leur teneur textuelle, et sous leur forme technique de Dossiers Judiciaires. Nous avons voulu leur conserver ainsi le caractère d'authenticité et le genre d'intérêt qui appartiennent aux pièces d'un procès criminel. Lorsqu'on parcourt cette procédure exhumée du greffe du Tribunal Révolutionnaire, on y retrouve toute la réalité

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saisissante d'une affaire de justice. On se rappelle que ces feuilles que Ton touche ont été classées et annotées par Fouquier-Tinville; que ces dossiers étaient ouverts devant les juges du terrible Tribunal au moment de la condamnation, et que la dernière page, celle qui contient le procès-verbal d'exécution, a été écrite au pied de réchafaud. Si de telles impressions peuvent se transmettre, c'est par une reproduction littérale des documents devenus historiques, et c'est là le but que nous nous sommes proposé en publiant , sans y rien changer : Les Jbaasieta de Charlotte de Carday devant le Tribunal Révolutionnaire.

A cette première publication, nous en ajouterons prochainement une seconde sur lé même sujet. Des recherches dirigées depuis plusieurs années dans les collections publiques et privées , les greffes , les papiers de famille , etc. , nous ont fait retrouver une série de pièces qui se relient h celles des Archives , les com^ plètent, les expliquent et peuvent servir d'éléments à la biographie, encore à faire, de Charlotte de Cordaj. *^ Quoique ces documents soient authentiques, nous avons tenu à ne pas les confondre avec les pièces du Procès, afin de laisser à cellés-^ci leur individualité propre et leur autorité officielle. — Nous avons préféré réserver pour une publictition ultérieure et distincte : Le Dossier de Charlotte de Cordât/ devant F histoire (\).

(i) M. Léon de la Sicotiènoi mon parent et excellent ami, a bien roulu annoncer ce travail dans un article remarquable, publié cette année même par le journal le Droit (n.« du i3 juin). Xaurai dans la suite à citer bien souvent le nom de M. de la Sicotière, qui a mis à ma disposition «a riche collection sur la Révolution et le secours de ses vastes connaissances. Les Etudes que je me propose de publier se divisent ainsi : 1.^ Recherches sur l'ancienneté de la famille de Corday et son alliance avec le grand Corneille. — Je publierai notamment en fac-similé tous les actes établissant la filiation directe de Charlotte de Corday à Pierre Cor-

Quelques parties des dossiers des Archives sont déjà connues : le procès«-verbal de flagrant délit, l'acte d'accusation et un extrait du jugement ont été imprimés plusieurs fois, ainsi que le passeport de Charlotte, sa

lettre à Barbaroux et celle à son père (i). Les débats publics furent reproduits par les comptes-rendus des journaux contemporains. Mais nous donnons comme entièrement inédites les Pièces de f Instruction avant l'audience. Les dépositions des témoins reçues au cours de cette instruction et l'interrogatoire subi par l'accusée n'ont pas encore été livrés à la publicité.

On sera peut-ôtre surpris d'entendre parler d'une Instruction devant le Tribunal Révolutionnaire, mais il faut considérer que lors de la mort de Marat, le Tribunal ne procédait pas avec la célérité meurtrière qu'il apporta plus tard dans ses jugements. Il y avait encore une information préalable: une instruction judiciaire;

des débats sérieux à l'audience; d'ailleurs, l'espoir de découvrir les complices supposés de Charlotte de Corday

devait donner plus de développement aux recherches

neUIe, depuis l'extrait de baptâme de celle-ci jusqu'au contrat de mana^e de Marie de Corneille, fille du grand tragique» contrat^qui est revêtu des signatures de Pierre et de Thomas Corneille et de leurs femm(.'S.

a,* Elxanten des événements politiques de la Rérolution et purticulicrement de ceux qui s'étant accomplis à Caen^ ont pu influer sur la détermination de Charlotte de Corday.

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