XXX VII
rapprochement des deux lettres en détermine le caractère et fixe bien la nuance que nous avons signalée dans la lettre de la Conciergerie.
Deux mots résument cet historique et formulent notre pensée :
Sans l'observation des moments, sans la distinction des situations successives, la lettre à Barbaroux devait paraître confuse et donner lieu aux appréciations contradictoires que nous avons combattues.
Eclairée par Texamen des dates et par les actes du procès, elle s'explique et se classe d'elle-même d'une manière aussi naturelle que logique. *
Une exacte chronologie était donc le meilleur commentaire de cette lettre publiée tant de fois et cependant si mal connue.
En reproduisant par un fac-similé la pièce originale et en l'environnant de tous les détails , qui permettent d'assister , en quelque sorte, à sa composition, nous espérons avoir mis dans une lumière nouvelle ces pages célèbres qui ont fait dire à Louvet : n Ou rien de ce qui fut beau dans la révolution ne restera, ou cette épître doit passer à travers les siècles. » (Mémoires de Louvet, p. 116.)
d'un nom qu'elle savait être tout particulièrement révéré par son père. Peutêtre est-ce pour cela qu'elle a dit d'une manière vague : N'oubliez pas ce vers de Corneille^ encore bien que le vers soit de Thomas Corneille et non 4u grand tragique.
Huns, imp. de Ch. Jouaust, r. S.-lloiiur4, 'â&H,
NOTE