OGû
francs,
le elnfTrc de 3,054/191,760 francs, présentant un excédent des exportations sur les importations de 782^967,847 francs ; en 1878, le résultat est encore plus raerveilleus : la valeur des importations est descendue à 2,190,596,276 francs, celle des exportations est montée a 3,526,074,008 francs, présentant un excédent des exportations sur les importations de 1,335,477,732 francs. D^après un discours prononcé à Portland (Maine) , le 23 juillet 1879 , par M. John Sherman , Secrélaire du Trésor, les exportations, pendant Tannée fiscale 1879, auraient atteint 3,6241026,072 francs, et donneraient, par rapport à celles de 1868, une augmentation de 159.78 p, 0/0.
D après les documenls que ma transmis M. Paul Dejardin, consul chancelier de France à Washington, la valeur des importations n'a plus été, pour les montres, pendules et articles dliorlogeiic, que de 4,001,197 francs en 1877 41209,174 francs en 187S, soit une diminution ,
pendant cette derniere année, comparativement à 1878, de 75 p. 0/0; pour les articles en laine, en coton, en lin, en soie, etc., que de 511/1.70,568 francs en 1877 et de 44^1139,578 francs en présentant, pendant ceüé dernière année, comparativement à iSyS, mie diminution
de 46.53 p. o/o^ pour les fers elles aciers, que de 49,576,692 franesen 1877 etde 46,918,539 fr en 1878, soit une diminution, pendant cette dernière année, comparativement à 1873, de 84-72 p. 0/0; pour le plomb en saumons et en barres, la diminution en 1878, comparativement à 1873, est de 89 p, 0/0 , et, pour le cuivre et les articles en cuivre , de 8444 p. 0/0.
L augmentation des exportations n a fait que s'accentuer encore plus depuis 1876. En comparant les résultats des années fiscales 1878 et 1868, on trouve un accroissement de 696.93 p, 0/0 pour les animaux vivants, de 134*76 p, 0/0 pour les articles en coton, de i64-96 p. 0/0 pour îes céréales, de 55.6 1 p. 0/0 pour le charbon de ferre, de 3o8 p. 0/0 pour les comestibles, de 471 p* 0/0 pour les articles en cuir, de 227.78 p. 0/0 pour les articles en cuivre, de 89.13 p. 0/0 pour les articles en fer et en acier, de 238.72 p. 0/0 pour les fruits de toute espèce, de 282.39 P’ les instruments agricoles, de 1 13.54 p. 0/0 pour le pétrole et de 74.88 p. 0/0
pour îes tourteaux.
Articles
dont î'exportation a
le plus au Emeute,
Ainsi, dans une courte période de dix ans, les Etats-Unis, grâce à la richesse de leur sol et à la liberté intérieure dont jouissent le commerce et rindustrle, malgré les désavantages d’un sytème économique défectueux, sont parvenus à diminuer considérablement les importations de la plupart des articles manufacturés, et à augmenter, dans une proportion plus élevée encore , les objets d’exportation, non seulement ceux de leur agriculture , mais encore ceux de leurs usines et de leurs manufactures* En ce moment, ils peuvent rivaliser, pour les articles en coton, avec les fabriques de Manchester, pour les articles en coutellerie, avec celles de Shefïield, pour les articles en fer et en acier, avec les usines de Birmingham, pour ceux en liorlogerie avec les fabriques de la Suisse, et pour les gants avec les fabriques delà France ; ils n’ont plus de compétiteurs pour les produits de l’agriculture.
Ce serait une erreur d’attribuer ce changement considérable dans les relations commerciales des États-Unis avec les peuples étrangers au système de protection exagérée quils ont adopté: i! n’est dû qu’à la richesse d’un sol immense, en grande partie encore inexploité, à l’énergie d’une population vigoureuse, et à la libre expansion de l’industrie et du commerce qu’aucune réglementation fiscale n est venue entraver- Le résultat qui attire aujourdhui l’attention apparaît comme un phénomène à certains esprits superficiels; mais il était prévu, et il est tout naturel; ü aurait été obtenu depuis longtemps, si un tarif mieux combiné n’avait pas lellement tout fait renchérir, que l’industrie n’a pu subsister pendant longtemps qu en payant aux ouvriers des salaires élevés, ce qui la plaçait dans une condition d’infériorité à l’égard de l’industrie des puissances de l’Europe, chez lesquelles la main-d’œuvre n’a pas besoin d’être autant rétribuée. Aussi, le jour où rexubérance de la production permettrait de livrer tous les objets de première nécessité à meilleur marché, il était facile de prévoir que les salaires pourraient, sans rien perdre de leur puissance d’acquisition, éprouver une diminution sensible, et qu’en conséquence l’industrie arriverait à porter ses produits avec avantage sur les marchés étrangers* It suffit donc de comparer les prix de quelques objets de consommation courante en 1868 et on 18 6, pour voir que leur diminution devait amener, par une réduction des salaires , une diminution beaucoup plus considérable du prix de revient des objets manufacturés; ainsi le prix moyen du blé, qui était de 26 francs par hectolitre en 1868, n’est plus que de 18 francs en 1876; celui du maïs tombe, dans cet intervalle, de 16 francs à 9 francs par hectolitre; celui du lard et des jambons, de 1 fr. 4o cent, à 1 franc par kilogramme; celui du saindoux et de la graisse, de 1 fr. 60 cent, à 1 fr. 4o cent, par kilogramme; celui de la viande de porc, de 1 fr. 25 cent, à 1 franc; celui de la viande de bœuf salée, de ! fr. 3o cent, à o fr. 97 cent, par kilogramme; parallèlement, les articles en coton tombent de o fr- 98 cent, à o fr. 48 cent, le mètre, s’ils sont teints, et de o fr, 80 cent, à o fr. 45 cent., s’ils sont blancs; le pétrole raffiné, qui coûtait 38 centimes le litre en 1868, ne
revient, en 1876, qu’à 18 centimes; les clous et les pointes tombent de 68 centimes à 4o centimes le kilogramme.
Pour mieux faire apprécier cette modification économique et le degré de prospérité que ne peuvent manquer d’atteindre les États-Unis , je compléterai les renseignements relatifs au développement qu’ont pris la culture du maïs et la fabrication des lards et des jambons, présentés dans mon R.\ppobt concernant l’impôt sur l’alcool aux États-Unis, par un aperçu de l’extension qu’ont reçue, dens ce court intervalle, les principales productions de l’agriculture et de l’industrie.
La récolte des céréales, en désignant sous ce nom seulement l’avoine, le blé, le maïs, l’orge, le sarrasin et le seigle, a été successivement de 526,236,000 hectolitres en 18G8, de 554.945,000 licctolitres en 1S72, de 628,230,000 hectolitres en 1876, et les exportations, pendant ces différentes années, se sont élevées respectivement à 11,600,108 hectolitres en 1868, à 24,878,1 19 hectolitres en 1872, à 34,91 2,55 1 hectolitres en 1876 et à 4o, 362,808 hectolitres en 1876 (G.
On estime que le nombre de vaches laitières, qui était de 9 millions en 1868, est actuellement de 1 1 millions ; que le nombre des autres bêtes bovines 5’e.st élevé de 11 millions en 1868 à 19 millions en 1876, que celui des cochons a également progressé de 23 millions en 1868 à 02 millions en 1876.
Les exportations de pétrole, en comprenant sous ce titre le pétrole brut, le pétrole raffiné , ses dérivés, tels que la benzine, la gazoline, etc., et ses résidus, qui étaient de 3,oo5,443 hectolitres en 1868, ont atteint successivement 5,494.744 hectolitres en 1872 et 9,197,655 hectolitres en 1876, présentant, dans ce court intervalle, un accroissement de 807 p. 0/0 ***. Le pétrole raffiné servant à l’éclairage entre dans ces totaux pour 84 p. 0/0 environ.
Les États-Unis tiennent le deuxième rang dans le inonde pour l’extraction du charbon de terre ; celle-ci s’est élevée de 3 1 millions de tonnes en 1868 à 5o millions de tonnes en 1876. C’est la Pennsylvanie qui possède jusqu à présent le plus grand nombre de mines en exploitation. Un tiers environ du produit annuel se compose d’anthracite, qui se rencontre en abondance dans les régions du Schuylkill, du Lchigh et du Wyomiug, Après la Pennsylvanie, vingt-neuf Etats ont des puits ouverts; en ce moment, les exploitations les plus importantes sont celles situées dans les États de
En 1878, les exporlations des céréales ont alteini le chilTre de 63, 1971478 hectolitres. Dans ce chiffre, le maïs entre peur 48 p, o/o, le blé pour 4i p 0/0, le seîgle pour 3 p,o/o, etravoine, Torge cl la farine pour le surplus» Elles dépassent de 545 p. 0/0 celles de 1868.
En 1878, les exportations de pétrole et de ses produits se sont élevées à 13,728,490 hectolitres.
Principales
prodiictioQs.
rOhio, de rililnois, dti Maryland, de Tlowa, de l’Indiana et de la Virginie occidentale. La production est réglée d’après les demandes des compagnies de transport associées et n’a pas encore cherché à dépasser ces demandes, par suite des débouchés peu iinpoitanls cpie lui offrent les contrées où le charbon améiicain ne craint pas la concurrence européenne ; en ce moment, les seuls pays sur lesquels cet article est expédié sont les provinces limitrophes du Canada, l’île de Cuba, les États-Unis de Colombie, les Antilles danoises et la Chine. Tandis que la surface du sol anglais, sons lequel s’étendent des gisements de charbon, n’est que de 3 i ,000 kilomètres carrés, dont 15,900 kilomètres seulement sont exploitables, colle du sol des États-Unis, dans la même condition, est de 5i 8,000 kilomètres carrés. Le charbon de terre est à meilleur marché sur le carreau des mines au.x Etats-Unis qu’en Angleterre; à moins de transport par chemins de fer à de trop grandes distances, les frais de port pour l’amener sur les lieux de consommation, en utilisant les voies navigables, qui sont généralement à portée des mines, est inférieur au fret du charbon anglais, soit qu’il provienne de la métropole , soit quil arrive seulement du Canada. Comment expliquer la protection que le législateur a cru devoir accorder à une industrie qui se trouve dans une pareille situation, et dont les produits sont aussi indispensables à f industriel qu’aux particuliers?
La récolte du coton a atteint son chiffre le plus élevé en 1860, l’année qui a précédé la guerre de la sécession ; sa production était évaluée, à cette époque, à 4,861,292 balles, pesant chacune 208 kilogrammes (46o livres)-, k la pacification des États rebelles, nous la trouvons seulement de 2,269,31 6 balles en 1866, et successivement de 2,097,204 balles en 1867, 2,590,993 balles en 1868, 2,489,039 balles en 1869, 3,i54,946 balles en 1870, 4,352,3 16 balles en 1871, 2,974,35 1 balles en 1872, 3,980,508 balles en 1873, 4, 1 70,388 balles en 1874, 4, 1 43, 000 balles en 1875 et 4,o63,ooo balles en 1876. La culture du colon ne s’étend que dans les dix États de la Caroline du Nord, de la Caroline du Sud, delà Géorgie, de la Floride, de I Alabama, du Mississipl, de la Louisiane, du Texas, de l’Arkansas et du Tennessee ; c est dans ceux de la Louisiane, de la Géorgie et de la Virginie, quelle a pris le plus grand développement. Le prix moyen de vente du coton, qui n était que de 125 fr. 78 c. par 100 kiogrammes (11 cents par livre) en 1860, a ete porté à 348 francs, à la lin de la guerre, en 1 866, pour retomber, en 1868, à 1 62 fr. 92 c. et, en 1 87 1 , à iSofr. 96 c., après la bonne recolle de 1874, nous le trouvons encore à 177 fr. 24 c. par 100 kilogrammes. La consommation du coton brut dans les fabriques des Etats-Unis, qui n’était que de 972,043 balles en 1860, a atteint 1,072,426 balles en 1871, 1,192,563 balles en 1874, et ne cesse de progresser. Les exportations ont atteint leur chiffre le plus élevé en i 860 : elles ont été, pendant cette annee, de 3,774,173 baltes; elles sont tombées, en 1869, à 1,448,020 balles; elles se relèvent ensuite, et nous les trouvons de
3,167,264 balles en 1871, de 2,oo3,337 balles en 1872, de 2,609,264 balles en 1873, de 2,953,483 balles en 1874, de 2,740,041 balles en 1876, et de 3,242,186 balles en 1876; pendant cette dernière année, l’Angleterre a absorbe 62 p. 0/0 de l’exportation totale ; viennent ensuite la France c|ui en a reçu i4 p. 0/0, l’Allemagne 7 p. 0/0, la Russie 5 p. 0/0, l’Espagne 3 p. 0/0, la Hollande 2 p. 0/0, l’Italie 1 p. 0/0, et la Belgique 1 p. 0/0.
Les exportations des tissus de coton, avec ou sans apprêt, ont pris, depuis quelques années, un développement extraordinaire. En 1876, le nombre de mètres de coton teint [colorcd) exportés n’élaiî encore que de 6,940, 663; il s’est élevé, en 1876, à i5,o3o,2 28 cl, en 1S77, à 27,055,692, présentant, dans ce court intervalle, un accroissement de 289.81 p, 0/0. Quant au coton écru et blanchi (anco/ored), son exportation s est elevee successivement de 19,398,764 mètres en 1876, à 54,217,810 mètres en 187Ô et à 70,177,000 métrés en 1877, avec une augmentation, en trois ans, de 260 p. 0/0 W.
L’industrie de la soie prend, d’nne année à l’autre, une plus grande importance. On commence à importer des cocons de la Chine pour les soumettre au dévidage. Celte importation, qui n’était évaluée quà 800,000 fr, on 1874, s’élève déjà, en 1876, à 1,100,000 francs Des filatures ou moulins de soie sont installés dans les États de New-Jersey, de la Pennsylvanie, de New-York et du Connecticut; des usines pour la fabrication du fil à coudre fonctionnent dans ces Etats et dans celui du Massacbusells; enfin, des ateliers pour le lissage des rubans, des tresses, des galons, commencent à s’installer dans les États précédents et dans ceux de TOhio, de la Californie, de l’Illinois, du Maryland et du Missouri. A la fin de 1874, le nombre de broches des filatures et des moulins à tordre était de i66,o65, et celui des métiers, dans les fabriques de rubans, de tissage ordinaire, de lacets, de tresses, était de 3,206, dont i,58i mécaniques et 1,676 à la mam. La valeur des importations en soie grège s’est élevée successiveraenL de 13,916,000 francs en 1878, à 28,668,000 francs en 1872 et à 34! 2 3 1,000 francs en 1877. Les tissus et les autres articles ouvrés en soie, dont les importations avaient une valeur de 87,848,000 francs en 1868 et de 188,121,000 francs en 1872, ne représentent plus, en 1877, qu’une valeur de 1 22,070,000 francs.
Nous avons vu la dépression qu’éprouvent les importations de la laine lirute et des articles en laine; ce résultat est dû, d’une part, à l’élevage de
En 1878, il ü été exporté 341617,679 mètres de tissu do coton teint et 80,914,767 mètres de tissu ècru ou simplement blanchi : aa p. 0/0 de l’exportation totale a été dirigée sur la Chine, i3 p.0/0 sur l’Angleterre et l’Ecosse, ii p. 0/0 sur le Mexique, 10 p.0/0 sur les provinces limitrophes du Canada et les îles adjacentes, 8 p 0/0 sur l'Afrique, 7 p. 0/0 sur les possessions anglaisesd Afrique, d’Auiérique , d'Asie et d’Australie, 5 p. 0/0 sur le Brésil et 5 p.0/0 sur leChilt.
En 1878, la valeur des cocons importés a été de 1,367,340 francs.
I\ela lions rommcrciales avec la France pendant l'année fîiicaie 1877-
plus en plus considérable des bêtes à laine et, de l’autre, à l’établissement d’un plus grand nombre de filatures et de fabriques de tissage. Le nombre de tètes des bêtes à laine, qui était monté seulement de 21,723,220 en i85o à22,47i,275 en 1860, a augmenté depuis cette époque, d’une manière considérable : nous trouvons le chlflre de 28,477,951 en 1870, de 33,783,859 en 1875 et de 35,935,3oo en 1876, présentant, en six ans, un accroissement de plus de 26 p. 0/0. La quantité de laine obtenue aux Etats-Unis, qui n’était que de 71 millions de kilogrammes en 1873, est actuellement de 93 millions de kilogrammes. Dans ces conditions, il est difficile d expliquer le maintien du droit qui atteint la laine brute à son importation.
On peut faire la même observation en ce qui concerne les droits de douane qui frappent les minerais de fer et les fers en saumons. Les Etats-Unis tiennent le deuxième rang dans le monde pour la production des fontes et des fers en saumons (piy cast ironj. De 564,755 tonnes en iS5o, celle-ci s’est élevée à 2,688,216 tonnes en 1870,; si elle a un peu faibli depuis cette époque, c’est que le travail a dû être systématique ment ralenti, les États-Unis manquant de débouchés à l’étranger par suite du système économique qu’ils ont adopté. Les entrepreneurs de travaux publics ont dû également recourir, pendant quelque temps, à la fabrication étrangère pour la fourniture des rails de chemins de fer, non que les mines de la Pennsylvanie, de l’Oblo, de l’État de New-York fussent épuisées ou trop pauvres, mais parce que l’industrie métallurgique tenait à progresser avec une sage lenteur et refusait de suivre celle de la construction des voles ferrecs dans son mouvement fiévreux; aujourd’hui elle est outillée pour faire face à toutes les demandes de rails que peuvent reclamer la contruction des voies nouvelles et la réfaction des voles anciennes. Sa production, qui n’élalt que de 2,962,841 tonnes de rails pendant les cinq années de iSby à 1S71, s’est élevée à 4,06 2, 83o tonnes pendant les cinq années de 18734 1877, présentant, dans ce court intervalle , une augmentation de plus de 87 p. 0/0.
Je terminerai ces considérations sur le commerce spécial des Etats-Unis par un résumé de la partie qui concerne la France, en prenant comme exemple le mouvement commercial de l’année fiscale finissant au 3o juin
Les marchandises françaises introduites aux Etats-Unis y arrivent, soit directement des ports français, soit en sortant des entrepôts ou des ports des autres pays. Les importations provenant de la France comprennent non seulement les produits de son sol ou de son industrie, mais encore ceux des autres pays, qui ont emprunté les entrepôts français avant de gagner les États-Unis; leur valeur totale, pendant l’année fiscale considérée, en laissant de côté les importations des espèces d’or et d’argent, a été de 277.486,373 francs, dont 245, 704,747 francs d’origine française et 31,781,626 francs d’origine étrangère arrivant des ports français. Sur
les 245,704,747 francs de marchandises françaises, 214,559,966 francs concernent des articles français importés directement des ports français.
Quant aux marchandises exportées des États-Unis en France, leur valeur a atteint, pendant celte même année, 2 36, 01 4,36 i francs, dont 228 millions 429,417 francs provenant exclusivement de marchandises d’origine américaine et 7,534,944 francs de marchandises étrangères ayant emprunté les entrepôts des États-Unis. Tandis que les importations des marchandises françaises aux Etats-Unis tendent à diminuer depuis 1875, les exportations de ce pays à de.stmation de la France ne cessent de s’accroître, et ont présenté, dans ce court intervalle de 1875 à 1877, une augmentation de 14.73
p. 0/0, pendant que les importations de la France aux États-Unis ont diminué de 21 p. 0/0 5),
Les marchandises d’origine française , dont l’importation aux États-Unis conserve une certaine importance, se composent des articles en soie, des tissus de lame et de coton, des ouvrages en peau et des peaux préparées parmi lesquels figurent les gants, des vins en bouteilles, des pierres précieuses, du tartre brut et des produits chimiques, des sardines à l’huile et des articles de modes.
En 1877, valeur des articles de soie, malgré une diminution de 14.42 p. 0/0 comparativement à celle de 1875, s’élève encore à 62,789,797 francs, et représente 2 5.53 p. 0/0 des importations, directes ou indirectes, d’origine française; elle se compose, pour 54,953,387 francs, de vêtements de soie et de pièces en soie [dress and pièce goods). court intervalle,
la valeur de la soie que les Etats-Unis ont reçue de la France à l’état grège
ou à l’état de bourre de soie a presque doublé; elle est en 1 877 de S millions 269,8 1 6 francs.
La valeur des importations des articles de laine a baissé de 35. 1 3 p. 0/0 depuis 187Ô; elle s’élève encore, en 1877, à 40,069,679 francs, représentant ] 6.32 p. 0/0 de la valeur des importations totales. Les vêtements entrent dans ce chiffre pour 2 3,3 1 6,941 francs, et les casimirs et les draps de lame [cassimeres and clolhs) pour 7,223,929 francs.
Les articles en coton, importés aux États-Unis 00^877, conservent une valeur de 11, 556, 880 francs, présentant néanmoins une diminution de 14.72 p. 0/0 depuis 1875, et tendant à décroître encore.
En 1878 . 1.-, valeur des marchandises françaises et francisées importées aux États-Unis n’es p us que de 3 13,561,190 francs, alors que celle des marchandises emportées des États-Unis à des tmation de ia P rance s élève a 3 97,695,154 francs. D’aprÈs le Tableaü gÉnébal du commerc LA Frascf, pendant i année 1878, cette situation se serait beaucoup plus aggravée pendant l second semestre 1878: en considérant l’année du calendrier, et non l’année fiscale des Etats-Unis la valeur des importations de France aux États-Unis n’aurait atteint que le chiffre de 307 425 76.
francs a.ors que celle des exportations des Etats-Unis à destination de la France se serait élevé:
a 407 ,£159,94 4 irancs.
Artides français dont rimportation a le
d’importanee.
La valeur des articles en peausserie (leather, and manafactares of îeather) a atteint 23,797, 797 francs; elle est en baisse de 20.27 P- comparativement à celle des importations constatées en 1875. Celte diminution frappe également les gants de peau, qui figurent dans le chiffre précédent pour une valeur de 7,02 4t 1 94 francs.
Les vins et les spiritueux tiennent le quatrième rang dans les envois de la France aux Etats-Unis. Leur valeur en 1877 n’est plus que de 18,986,968 francs, et diminue constamment depuis un certain nombre d’années; dans ce total, les vins introduits en bouteilles entrent pour 8, 367, 5oo francs, et ceux en fûts pour 4)926,464 francs; quant aux spiritueux en tonneaux, ils y figurent pour 4) 1 1 2, î 32 francs. Comparées à celles de 1874, les importations ont faibli de 42.71 p. 0/0; la diminution atteint aussi bien les spiritueux que les vins.
Les articles de modes i^fancy goods) ont vu également la valeur de leurs importations diminuer de 32.90 p. 0/0 dans l’intervalle de 1876 à 1877; pendant cette dernière année, celle-ci n’a atteint que le cbiflre de 9,246,1 44 francs.
Les autres marchandises à citer dans le mouvement commercial de la France avec les États-Unis sont: les pierres précieuses, dont la valeur n’olîre pas de grandes variations, et a été, en 1877, de 5,349,686 francs; les boutons, dont les importations augmentent chaque année, et dont la valeur est de 4,364,911 francs; les ouvrages en paille et en feuilles de palmier, dont la valeur a été de 4)065,232 francs; les fourrures et les peaux de fourrures montées, ayant une valeur de 4,049,663 francs; le tartre (arjo /s), dont l’importation va en augmentant, et dont la valeur s’est élevée à 4i6i4,i 16 francs; les produits chimiques et surtout les médicaments, qui ont une valeur de 3,067,349 fr^nc®, enfin, les sardines et les anchois à fhuile, qui représentent une valeur de 3,549, 1 49 francs-
Articles américains dont Timpor talion en France a ie plus ^ il Importance»
Les exportations des États-Unis à destination de la France se composent principalement de coton, d’huiles minérales, de tabacs en feuilles, de lard, de jambon et de graisses, de cuivre en saumons, en barres et en lames, de suif, de céréales et de peaux autres que celles de fourrure.
Pendant l’année fiscale finissant au 3o juin 1877, la valeur des cotons en laine, sea-island et autres, a atteint 1 3 1,835,346 francs, représentant 67.72 p. 0/0, ou plus de la moitié, de la valeur totale des exportations. Les demandes de la France sont chaque année plus considérables, et depuis 1876 l’augmentation n’est pas moindre que 10 p. 0/0 pour la valeur et que 4 1.2 2 p. 0/0 pour la quantité.
Les lards, les jambons et les graisses {bacon, hams and lard) tiennent le deuxième rang dans les expéditions des produits des États-Unis à destination de la France. La valeur de ces trois articles a atteint, en 1877, le chiffre de 23,329,943 francs, dépassant de 281 p. 0/0 celui de 1876. Dans le
chiffre ci-dessus, les lards et les jambons entrent pour 10,575,073 francs. Si l’on compare les quantités, les exportations de 1877 dépassent celles de iSyS de 353 p. 0/0. Les envois de ces articles augmentent chaque année dans des proportions extraordinaires.
Les huiles minérales, brutes ou raffinées, viennent en troisième rang et représentent une valeur de 17,378,687 francs; Taugmenlation de 1877 sur 1876 est de 128 p. 0/0 pour la valeur et de 60 p. 0/0 pour les quantités. Dans le chiflre précédent, les huiles minérales brutes entrent pour i3,p44,8i3 francs, et les naphtes, les benzines, les gazolines, etc., pour 3,065,798 francs.
Les achats de tabacs en feuilles pour le compte des manufactures de lEtat de la France ne présentent pas, en moyenne, de grandes variations. Quand les approvisionnements d’une année sont importants, ceux des années suivantes sont moindres; c’est ainsi qu’ après les achats de 1874, qui n’ont pas encore été dépassés, ceux de 1876 ont comparativement baissé de 45.63 p. 0/0 en valeur et de 87 p. 0/0 en quantité. En 1877, la valeur des feuilles envoyées en France a été de 1 2,91 5,960 francs, ne dépassant celle des envois de 1876 que de 37 p. 0/0.
Les Etats-Unis ont trouvé en France leur principal débouché pour le cuivre. Nulles en 1873, les exportations du cuivre en saumons, en barres, en feuilles et en vieux cuivre {copper inpûjs, bars, sheets, and old) représentent, en 1877, une valeur de 9,77 1 ,070 francs, correspondant à une quantité de 4,2 1 5,844 kilogrammes. II y a eu, en 1876, une tentative, d’exportation de minerais de cuivre, mais elle n’a pas eu de suite.
La valeur du suif [tallow) dirigé sur la France en 1877 a été de 6,393,156 francs, dépassant de 36 p. o/ô celle des expéditions de 1875. Le chiffre des exportations prend, chaque année, des proportions plus considérables.
Viennent ensuite les céréales, dont le chiffre dépend uniquement de 1 état des récoltés en France ; élevé dans une année de récolte mauvaise ou médiocre, il est nul ou presque nul dans une année de bonne récolte. Pendant 1 annee fiscale finissant au 3o juin 1877, la valeur des exportations a été de 4,755,758 francs pour le blé, correspondant à 3i 7,845 hectolitres, de 4, 102, 1 4o francs pour le maïs, correspondant à 495, 4i 6 hectolitres, et de 1,666,856 francs pour l’avoine, correspondant à 273,713 hectolitres.
Les cuirs et les peaux autres que celles de fourrure {hides and skins other than far) , dont les exportations avaient atteint une valeur de 6, 2 2 0,966 francs pendant l’année fiscale finissant au 3o janvier 1876, ont cessé en grande partie de prendre le chemin de la France; la valeur de ces articles en 1877 U est plus que de 1,789,962 francs, en diminution de 72 p. 0/0 sur celle des exportations de 1875.
Les alcools de grains des distilleries des États-Unis commencent à faire leur apparition sur les marchés Français : la valeur des envois de cet article
Mou V ornent des métauï précieux.
a été en 1877 de 843,242 francs, tandis quelle n’était, en 1876, que de 18,254 francs. L’essai d’expédition d’eau-de-vie tenté en 1874 n’a pas été renouvelé.
Bien que l’évaluation des lingots et des espèces d’or et d’argent, qui sont importés ou exportés, ne puisse pas, comme pour les autres marchandises, être rigoureusement faite, il est indispensable de tenir compte du mouvement de ces articles, surtout dans un pays producteur de métaux précieux, pour bien apprécier l’importance de son commerce spécial. Pour la période considérée dei866ài877, le tableau suivant montre la valeur des importations des lingots et monnaies d’or et d’argent, des réexportations de ces articles, des exportations de ceux produits aux Etats-Unis, et de Texcédent des exportations sur les importations :
Tühleau du mouvement international des lingots et monnaies d*or et d* argent pendant les années fiscales de i 866 à 1877.
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