‹ Double règne (volume 2)Chapitre 13 sur 191 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

)) des vertus se rallumera devant vous : il )) réchauffera vos vieux ans.

)) — Me réchauffer dans une église !

)) il y souffle un froid de néant , lorsque y

» repoussant , comme moi , le Tout-Puis-

» sant et ses ministres , on y est sans prêtre

» et sans Dieu.

)) — De grâce î a répliqué Vidar, cessez » de me parler de la sorte. Vous m^arrête- )) riez dans la voie d'une action noble et )> généreuse. Laissez-moi vous sauver , )> messire!

» — Y mets-tu quelque condition?

)) — Rien qu'une , et vous y souscrirez. » Promeitez-moi de cacher au monde en- ') tier votre existence et votre nom, jusqu'au )i moment où j'aurai pu me soustraire à la » vengeance d'Amaury. Je vous demande » un an de silence ; je feindrai , pendant ce

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)» temps, d'avoir exécuté les ordres du

» maître ; jMrai lui dire : Roger est moH.

)) Des obsèques auront eu lieu ; on aura

» cru à ma parole ; et , soit en Italie , soit en

)> Espagne , je me retirerai dans un cloître.

') Ne me trahissez pas d^ici là.

» — Vidar, tu ne seras pas trahi. »

Antoine a quitté le vicomte ; ingénieux et actif, il a préparé en peu de jours Tévasion du prisonnier. Quelque argent lui était nécessaire , Roger se rappelle que, pendant le siège de Carcassone, il avait caché de Tor et des pierreries dans une des caves de son palais. Il confie ce secret à Vidar , qui , sVtant rendu secrètement au lieu désigné , y

* Et eurent lieu en cflet. Histoire des Albigeois, Paul Porrin, I. I, ch. 0, p. Jî8.

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