CHAPITRE II
Les es[)érances filiales du jeune homme et sa belliqueuse ardeur , resplendissaient sur ses beaux traits. Le rusé vieillard applaudit.
(( — Raymond ! gloire à ton noble cou- » rage, he (/jund camplot t'est-il connu?
)) — J^iccours pour me joindre à la )> ligue.
)» — Où donc?
)> — Au château de Coucv .
" — A merveille : tu es des nôtres ; plus
)• de paroles ambiguës. LHnstant des repré-
» sailles s'approche. La ligue s'étend in-
» vincible. Déjà , secrètement d'accord ,
)' tous les grands vassaux du royaume ont
)» chacun leur marche tracée. Le comte
'> de Boulogne , oncle de Louis IX , est à 1. 6
la tête des rebelles ; les comtes de Champagne et de Bom'gogne ont leurs armées » prêtes à combattre. L^Anglais nous a ofi fert ses troupes. Hugues de Lusignan , » comte de la Marche et neveu du roi de ) Jérusalem , a des légions à nos ordres. ) Savary de Mauléon, comte de Poitou, le ) comte Kobert de Brienne, les comtes de ) Nevers , de Saint-Pol , et une foule d^au- > très suzerains se sont déclarés contre Blanche. Tout annonce la chute inévitable et prochaine du trône de Louis IX '. Sais-tu qui doit porter la couronne?
» — Le plus vaillant des capitaines, le
' Voyez sur la révolte des grands vassaux contre la régente et son fils : Daniel , t. 4 , Règne de saint Louis. — Chroniques de Flandres, Denys Sauvage, in-fol. Lyon, 1562. — Mezerai. — Anquetil. — Sismondi, Histoire des Français, t. 7, etc., etc.