NOTIONS DE POLICE SANITAIRE DES ANIMAUX
Maladies transmissibles à l'homme : la rage, la morve, le charbon, la tuberculose.
Abatage, enfouisEemcnt (loi du 21 juillet 1881 sur la police sanitaire des animaux).
Parmi les maladies des animaux il en est de transmissibles à riiomme, telles que la rage, la morve, le charbon, la tuberculose. Ce sont celles qu'il est utile d'étudier pour compléter ces conférences.
Ra(je. — La rage est une maladie se développant originairement sur l'espèce canine (chien, loup, renard, ctc.)et se transmettant, par inoculation, à l'hoaune, soit par la morsure du chien, soit par celle d'un animal d'une autre espère, servant d'intermédiaire, tel que le bœuf, le mouton, le cheval, etc.; elle résulte donc toujours, chez Ihounne, de la morsure d'un animal enragé; il faut une plaie, une solution de continuité du tégument externe ou des orifices muqueux permettant l'entrée ou l'absorption du virus. Il faut bien savoir que la morsure n'est pas nécessaire et qu'un chien atteint de rage, en caressant et en léchant la main de son maître, peut, en déposant une parcelle de bave sur une écorchure, lui conununiquer la terrible maladie dont il est atteint.
Le virus réside dans la bave de l'animal.
La morsure d'un animal onragé n'entraîne pas fatalement la rage chez l'iiomino, soit que le virus ne soit pas absorbé, qu'il ait été essuyé par les vêtements, soit qu'il existe une immunité particulière chez l'individu mordu.
La rage est-elle transmissible de l'homme à l'homme? C'est une croyance généralement répandue autrefois et qui fut la source de bien des praliquescruelles. 11 n'existe que trois observations bien avérées de morsures provenant d'individus rabiques et aucune ne fut suivie d'accident.
Quelles sont les conclusions prophylacliques et les indications de police sanitaire qu'il importe de tirer de nos connaissances sur la rage?
Si l'on envisage la fréquence relative de la rage humaine et surtout l'effrayante gravité de cette maladie, on comprendra que tous les moyens capables de la restreindre et de la prévenir méritent la plus grande sollicitude. En tête de ces moyens, il faut placer une police sanitaire rigoureuse sur la race canine, observée dans toutes les saisons.
Dès qu'un chien présente des phénomènes propres à faire redouter la rage, il faut l'abattre, ainsi que les chiens et les animaux sur lesquels il a exercé des morsures. Que si, au contraire, c'est un homme qui a été mordu, il sera bon de séquestrer l'animal pour l'observer tout à l'aise et s'assurer si réellement on a affaire à un cas de rage.
Vu la longue durée de l'incubation rabique, quelquefois plusieurs mois, chez le chien aussi Lien que chez l'homme, il est prudent de mettre à mort tout animal mordu par un chien enragé ou soupçonné simplement de rage. Si le propriétaire s'oppose à ce moyen radical, il faudra séquestrer le chien pendant plusieurs mois et rendre le propriétaire responsable de toute infraction à la mesure de séquestration.
Mais par-dessus tout, il est nécessaire de redresser les idées erronées que l'on se fait des signes de la rage chez le chien, symptômes qui sont loin d'offrir constamment la physionomie outrée et violente qu'on se plaît à leur attribuer.
C'est par la notion plus exacte des symptômes réels que la rage présente à ses différentes périodes et dans ses formes diverses
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que l'on constatera à temps le danger et que l'on pourra le prévenir.
M. H. lioulcy a tracé de la rage le remarquable tableau ci-après :
« 1" La rage du cliien ne se caractérise pas par les accès de fureur dès les premiers jours de sa manifestation.
« Au contraire, c'est une maladie tout d'abord d'apparence bénigne; mais dès le début la bave est virulente, c'est-à-dire (|u'elle renferme le germe inoculable, et le chien est alors bien plus dangereux par les caresses de sa langue qu'il ne peut l'être par ses morsures, car il n'a encore aucune tendance à mordre.
(( 2' Au début de la rage, le cliien eliange d'humeur; il devient triste, sombre et taciturne, recherche la solitude et se retire dans les coins les plus obscurs. Mais il ne peut rester longtemps en place; il est inquiet, agité, va et vient, se couche et se relève, râle, flaire, gratte avec ses pattes de devant. Ses mouvements, ses attitudes et ses gestes semblent indiquer que par moments il voit des fantômes, car il mord dans l'air, s'élance et hurle comme s'il s'attaquait à des ennemis réels.
(( 3" Son regard est changé, il exprime une tristesse sombre et a quelquei chose de farouche.
« A" Mais dans cet état, le chien n'est nullement agressif pour l'homme. Son caractère est ce qu'il était avant. Il se montre docile et soumis pour son maître, à h voix duquel il obéit, en donnant quelques signes de gaieté qui ramènent un instant sa physionomie à son expression habituelle.
« 5" Au lieu de tendances agressives, ce sont des tendances contraires qui se manifestent dans la première période de la rage. Le sentiment alfectueux envers ses maîtres et les familiers de la maison s'exagère chez le cliien enragé, et il l'exprime par les mouveiuents répétés de la langue, avec laquelle il est avide de caresser les mains ou le visage qu'il peut atteindre.
« 6" Le chien enragé n'a pas horreur de l'eau; au contraire, il en est avide. Tant qu'il peut boire, il satisfait sa soif toujours ardente, et quand le spasme de son gosier l'empêche d'avaler, il plonge le museau tout entier dans le vase, et il mord pour ainsi dire le hquide qu'il ne peut plus avaler.
176 DOUZIÈME œNFÉHENCE.
« Le chien enragé n'est donc pas hydiophobe. VInjdrophobie n'est donc pas un signe certain et uiiivoque de la rage du chien.
« 7° Le chien enragé ne refuse pas sa nourriture dans la première période de sa maladie; souvent même il la mange avec plus de voracité que d'habitude.
« 8° Lorsque le besoin do mordre, (,iii est un des caraclèrts essentiels de la rarjc a une période de son développement, commence à se manifester, l'animal le satisfait d'abord sur les corps inertes; il ronge le bois, les portes et les meubles, déchire les étoiles, les tapis, les chaussures, broie sous ses dents la paille, le foin, les crins, la laine, mange la terre, la fiente des animaux, la sienne même, lape sa propre urine, et accumule dans son estomac les débris de tous les corps sur lesquels ses dents ont porté.
(( 9" Dans une variété particulière de la rage, que l'on appelle la rage 7nue (ou muette), la mâchoire inférieure, paralysée, reste écartée de la supérieure, et la gueule demeure béante et sèche, avec une teinte rouge-brunâtre à l'intérieur.
(( 10° Le chien aiïccté de rage mue n'a pas de tendance à mordre; ou bien d'être agité, il conserve le plus souvent l'immobilité d'un sphynx; mais sa bave étant virulente, on peut s'inoculer la rage par des blessures ou des écorchures lorsqu'on introduit imprudemment ses doigts dans la gueule d'un chien aflecté de rage mue pour en explorer la profondeur.
(( 11° La voix du chien enragé change toujours de tmibre, et toujours son aboiement s'exécute suivant un mode complètement différent de son mode habituel; il est rauque, voilé et se transforme en un hurlement saccadé.
« Dans la variété de rage appelé rage mue, ce symptôme important fait défaut ; la maladie reçoit son nom du mutisme absolu des malades : rage mue ou rage muette.
« 12° La sensibilité est très émoussée chez le chien enragé. Quand on le frappe, qu'on le brutalise ou qu'on le blesse, il ne fait entendre ni les plaintes, ni les cris par lesquels les animaux de son espèce expriment leurs souffrances, ou même simplement leurs craintes.
NOTIONS DL rOLlCE SAMTAIUE DtS AMMALX. 177
(( Il y a des cas où le chien enragé se fait à lui-même des blessures profondes avec ses dents et assouvit sa rage sur son propre corps sans chercher encore à nuire aux personnes qui lui sont familières.
(( 15^ Le chien enragé fuit souvent le toit domestique au moment où, par les progrès de la maladie, les instincts féroces se développent en lui et couimeucL'nt à le dominer; et. après un ou deux jours de pérégrinations pendant lesquels il a cherché à satisfaire sa rage sur tous les élres vivants qu'il a pu rencontrer, il revient souvent mourir chez ses maîtres.
« 14° Lorsque la rage est arrivée à sa période furieuse, elle se caractérise par l'expression de férocité qn'elle donne à la physionomie de l'animal qui en est atteint, et par les envies de mordre, qu'il assouvit chaque fois que l'occasion s'en présente; mais c'est toujours contre son semblable qu'il dirige ses attaques de préférence à tout autre animal.
(( 15' Les fureurs rabiqnes se manifestent par des accès, dans les intervalles desquels l'animal tombe dans un et; t relatif de calme qui peut faire illusion sur la nature de la maladie.
« 16' Le chien enragé, libre, s'attaque d'abord avec une très grande énergie, à tous les êtres vivants qu'il rencontre, mais de préférence au chien plutôt qu'aux autres animaux, et de préférence à ceux-ci plutôt qu'à l'Iionime. Puis, lorsqu'il est épuise par ses fureurs et par ses luttes, il marche devant lui d'une allure vacillante, très reconnaissable à sa ([ueue pendante, à sa tète inclinée vers le sol, à ses yeux égarés et à sa gueule béante, d'où s'échappe une langue bleuâtre et souillée de poussière. Dans cet état, il n'a plus grandes tendances agressives, mais il mord tous ceux, hommes ou bêtes, qui se trouvent ou qui vont se mettre à la portée de ses dents.
« Le chien enragé qui meurt de sa mort naturelle succombe à la paralysie et à l'asphyxie. Jusqu'au dernier moment, l'instinct de mordre le domine, et il faut le redouter même lorsque l'épuisement semble l'avoir transformé en corps inerte. »
La loi du 21 juillet iSfJl édicté des prescriptions très rigoureuses et très précises à l'égard de la rage (article 10) ;
(I La rage, est-il dit dans cotte loi, lorsqu'elle est constatée chez
les animaux, ûc (juclque ospèco qu'ils soieul, outraine l'abatagc, qui ne peut être différé sous aucun prétexte.
« Les chiens et les chats suspects de rage doivent être immédiatement abattus.
« Le propriétaire de l'animal suspect est tenu, même en l'absence de l'ordre des agents de l'administration, de pourvoir à l'accomplissement de cette prescription. »
Est suspect de rage tout chien ou chat mordu ou seulement roulé par un chien enragé.
Le règlement d'administration publi(iue de lïi82 pour l'exécution de la loi sur la poUce sanitaire des animaux, complète et développe les mesures de protection contre la rage.
Le véritable colporteur de la rage, le plus dangereux entre tous, c'est le chien errant, sans maître, dont la provenance est inconnue, qui a été mordu peut-être par un chien enragé, mais qui l'a été à l'insu de tous.
Le règlement d'administration publique de 1882 édicté pour ces animaux les mesures suivantes :
« Tout chien circulant sur la voie publique en liberté, ou même tenu en laisse, doit être muni d'un collier portant gravés sur une plaque de métal les noms et demeure de son propriétaire.
« Les chiens trouvés sur la voie pubhque sans collier et les chiens errants, même munis de collier, sont saisis et mis en fourrière. Ceux qui n'ont pas de collier et dont le propriétaire est inconnu dans la localité sont abattus sans délai. »
Le règlement édicté encore les sages mesures suivantes :
(( L'autorité administrative pourra, lorsqu'elle croira cette mesure utile, particulièrement dans les villes, ordonne par arrêté que tous les chiens circulent sur la voie publique soient nmselés ou tenus en laisse.
« Lorsqu'un cas de rage a été constaté dans une commune, le maire prend un arrêté pour interdire, pendant six semaines au moins, la circulation des chiens, à moins qu'ils ne soient tenu* eu laisse.
u La même mesure est prise pour le.^ connnuues qui ont été parcourues par un chien enragé. »
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Malheureusement ces sages prescriptions sont presque partout à l'état de lettre morte en France. Alors que leur application rigoureuse a fait disparaître complètement la rage de la ville de Berlin, de la l'russe, de la Bavière, les cas de rage canine ne cessent d'augmenter en France.
Mais les admirables découvertes de M. Pasteur sur le traitement préventif de la rage après morsuie, permettent de guérir la maladie lorsque la personne a été mordue; c'est à peine si sur 100 personnes mordues par un animal enragé et venues à l'Institut Pasteur il en est mie seule qui soit ultérieurement prise de rage, alors que la mortalité était autrefois de 10 en moyenne sur 100.
Ce traitement préventif de la rage après morsure ne devrait être qu'une exception, au lieu d'être une obligation, comme il l'est aujourd'hui pour un nombre si considérable de personnes; car la propliyhixie de la rage chez le chien est devenue indispensable. 11 faut empêcher l'apparition d'une maladie qui, une fois qu'elle a éclaté, n'a pas encore donné un seul cas de guérison et qui disparaîtrait si Ton supprimait tous les chiens enragés.
Je reproduis ici les instructions relatives à la rage que j'ai rédigées sur la demande du Comité d'hygiène, e collaboration avec M. Bouley :
Soins à donner à une personne qui vient de subir la morsure d'un chien enragé ou suspect. — Doit être considéré comme suspect :
1° Tout chien comiu qui, contrairement à ses habitudes et à son caractère, est devenu agressif et mord, sans motif qui expUque cette action, les personnes qu'il trouve à la portés de ses dents.
Dans ce cas le chien doit être considéré comme d'autant plus suspect que les personnes qu'il a mordues lui étaient plus familières ;
'■2" Tout chien qui, dans l'intérieur des maisons, s'attaque aux personnes étrangères sans y être excité soit par son rùle de gardien, soit par une agression volontaire ou involontaire ;
5° Tout chien divaguant qui, sans aucune excitation, s'attaque
ISd DOUZIEME CONFERENCE.
aux personnes qu'il rencontre sur son passage, dans les rues, sur les roules, dans les campagnes ;
■4° Tout chien inconnu, trouvé errant, qui devient tout à coup agressif pour les personnes qui l'ont accueilli dans leur demeure.
Il faut tout d'abord pratiquer la cautérisation prompte et complète de la plaie.
De tous les caustiques, le meilleur est le fer rouge, et la cautérisation est d'autant moins douloureuse que le fer est plus fortement chauflé. A défaut du fer rouge, ou pourra se servir du caustique de Vienne ou de l'acide sulfurique.
Pendant que le fer cliauHe ou en l'absence de caustique, il sera utile de comprimer, au dessus de la blessure, à l'aide d'un lien fortement serré, le membre mordu, en même temps que l'on cherchera, avec les doigîs, à exprimer du dedans au dehors, les liquide.5 contenus dans la plaie.
On aidera cette expression par un lavage continu fait avec ini liquide quelconque.
Si la partie mordue est à la portée de la bouciie, le blessé devra faire lui-même la succion et immédiatement.
La succion n'offre d'ailleurs aucun danger si la personne qui la pratique n'est ah'ectée d'aucune écorchure, soit aux lèvres, soit dans la bouche. Le public doit être mis en garde contre de prétendus spécifiques vantés par les charlatans.
Puis il faut sans délai envoyer le blessé à l'Institut Pasteur.
Ouant à la conduite à tenir lorsqu'un animal vient d'être mordu par un chien enragé ou suspect, elle doit être la suivante :
Non seulement tout chien enragé ou suspect doit être immédiatement abattu, mais encore tout animal.mordu, chien ou chat, par un chien enragé ou suspect, doit également être immédiatement abattu.
En cas d'accident grave ou de mort d'homme, le propriétaire du chien enragé pourra être poursuivi d'office, sous préjudice des dommages-intérêts qui peuvent être réclamés par les familles (art. .^10, 7)20, ■i'iO du Code pénal et art. 158Î) du Code civil).
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11 est important de conserver les cadavres dos chiens et de les faire transporter à nne École vétérinaire ou chez un vétérinaire quelconque, afin que l'autopsie permette de constater les altérations caractéristiques de la raiïe et que l'on puisse observer les effets de l'inoculation du bulbe.
Morve et favcin. — Ces deux maladies alla(iuent les espèces chevaline et asine, la première surtout; elles constituent une seule et même affection sous deux espèces différentes.
La morve est contagieuse de cheval à cheval; elle est inocurable. Elle peut se transmettre à l'homme qui approche le cheval morveux; c'est pour l'homme une affeclion absolument et toujours mortelle.
La loi du 21 juillet prescz'il l'abatage immédiat des animaux reconnus morveux. Tout animal des espèces chevaline et asine qui a été en contact avec un animal morveux, et est par cela même suspect de morve, est placé sous la surveillance d'un vétérinaire délégué, e( abattu dans la suite, le cas échéant.
La chair des animaux abattus pour morve reconnue ne peut, sous aucun prétexte, être livrée au commerce qu'après désinfection.
Charbon. — Nous avons vu (cinquième conférence) que le charbon ou sang de rate s'observe surtout dans les espèces chevaline, bovine et ovine, et que l'homme aussi peut être victime du charbon, surtout parmi les ouvriers qui manient les peaux d'animaux morts du charbon.
La loi du 21 juillet 1881 ordonne l'abatage des animaux charbonneux aussitôt que l'affection est reconnue.
Leur chair ne peut être livrée à la consommation, et les cadavres doivent être enfouis avec la pcmi tailladée, à moins qu'ils ne soient envoyés à un atelier d'équarrissage régulièrement autorisé.
Les cadavres d'animaux charbonneux non livrés à l'équarrisseur doivent être enfouis dans un enclos spécial, dans lequel on ne doit, sous aucun prétexte, faire paître les troupeaux ; l'herbe ou la paille provenant d'endroits où ont été enfouis les animaux
182 DorZIÈME CONFÉRENCE.
charbonneux ne doivent pas être utilisés pour la nourriture des animaux. Nous avons montré ailleurs les dangers de l'iierbe poussant sur la terre qui recouvre les cadavres d'animaux charbonneux.
Les peaux provenant des animaux ciiarbonneux morts ou abattus ne peuvent être livrés au commerce qu'après désinfection dûment constatée.
Tuberculose. — Au cours de la cinquième conférence nous avons parlé de la tuberculose chez l'homme, de ses modes de transmission et des moyens de la prévenir. Parmi les animaux, l'espèce bovine est principalement frappée par cette maladie; les mesures principales que prescrit contre les bovins tuberculeux l'arrêté ministériel de 1888 sont les suivantes :
Isolement et séquestration de l'animal tuberculeux, qui ne peut être déplacé que pour être livré à l'abatage;
Les viandes provenant d'animaux tuberculeux sont exclus de la consommation, dans certains cas bien déterminés (cas de tuberculose générale);
Ces viandes, exclues de la consommation, ainsi que les organes internes (viscères) de l'animal, ne peuvent servir à l'alimentation des autres animaux et doivent être détruits;
L'utihsation de la peau n'est permise qu'après désinfection.
La vente et l'usage du lait provenant de vaches tuberculeuses sont interdits.
La police satiitaire des animaux est régie en France par la loi du 21 juillet 1881. Cette loi déclare passibles de certaines prescriptions sanitaires les maladies suivantes :
1° La peste bovine dans toutes les espères de ruminants;
2° La péri-pnumonie contaçjieuse dans l'espèce bovine;
7>" La clavelée et la (jale dans les espèces ovine et caprine ;
4° La fièvre aphteuse dans les espèces bovine, ovine, caprine et porcine;
5° La morve, le farcin, la douzine, dans les espèces chevaline et asine;
6° La rage et le charbon dans toutes les espèces.