‹ Drainage des terres arables (volume 2)Chapitre 35 sur 308 · ISÈRE · texte numérisé non relu

ISÈRE

Comme nous l'a écrit M. Durand-Savoyat, propriétairecultivateur à Cornillon près Mens, le drainage à l'aide de fossés empierrés, connus sous les dénominations de clapisse, de grenovilltr, A' aqueduc , est employé de temps immémorial dans le pays pour l'assainissement des terres. Rien ne démontre mieux que de pareilles habitudes traditionnelles la nécessité du drainage dans une contrée. Nous ne doutons donc pas que les nouveaux procédés ne prennent un développement considérable dans l'Isère. Déjà les efforts de propagation ont commencé. C'est à M. P^élix Real, ancien député de l'Isère, ancien conseiller d'État, que l'honneur en revient. Il a commencé ses travaux en

(ya LIVRK VI. — STATISTIQUE DO DRAINAGF.

4852, et les a continués les années suivantes dans plusieurs communes situées aux environs de Grenoble; il a ainsi drainé 8 hectares. MM. Bonnier et Faure l'ont suivi dans cette voie.

Il y a 25 hectares drainés dans l'Isère. Une fabrique de tuyaux a été fondée par MM. Delminique et Rassa, fabricants de tuiles et de poteries à Eybens, qui ont reçu deux machines achetées sur les fonds alloués par le ministère de l'agriculture et par le conseil général du département. Deux autres machines ont été placées en 1855 dans les arrondissements de Vienne et de la Tour-du-Pin.

Nous avons vu précédemment que M. Real a publié une brochure intéressante sur le drainage (n" 33, t. II, p. 431).

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