LOIRET
Le Comice agricole d'Orléans a voulu donner une vive impulsion à la propagation du drainage dans le Loiret. Son président, l'honorable M. Perrot, estimant que, dans la circonscription seule du Comice, il y avait plus de 20,000 hectares réclamant cette amélioration, a proposé que quatre ouvriers terrassiers fussent envoyés chez M. de Rougé, au Charmel (Aisne), pour étudier la pratique du nouvel art. Ces ouvriers ont été dirigés par M. Chabassière, do Chfiteauneuf, qui s'est fait entrepreneur de drainage à forfait. M. Delacroix, ingénieur des ponts et chaussées, à Orléans, s'est mis à la disposition du Comice pour surveiller les travaux , niveler les terrains, dresser les projets, avec un dévouement dont les amis de l'agriculture lui sont reconnaissants. Les premiers propriétaires ou cultivateurs qui ont voulu mettre à exécution les vœux du Comice, en faisant faire du drainage , sont MM. Saintoin-Leroy, Bobée, BrioUet, Migneron.
Il y a des fabriques de tuyaux : Tune, très-importante, dirigée par M. de Reauregard, est à la Maison-Blanche, près d'Orléans; l'autre est celle de M. Valentin, à Orléans; une troisième est sur le domaine impérial de la Motte-Beuvron ; une quatrième enfin fait les tuyaux employés par M. de Béhague sur sa belle propriété de Dampierre, où il a drainé environ 150 hectares. Les tuyaux coûtent, à la Motte-Beuvron, les prix suivants :
Diamètre intérieur.
Prix de 1,000 tuyaux.
fr.
L'étendue drainée est de COO hectares, dont 90 appar-
SITUATION DD DRAINACK KN FnA^CE KN 1856.
tiennent aux terres du domaine de ITùiipcreur; cette belle oj)ération de drainage a été dirigée par M. Delacroix. On doit citer aussi le drainage exécuté sur 20 hectares par M. dcThou, à Thon par l3onny-stu'-Loire.