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CHAPITRE XLV

Ifachine de Clamageran et Roberty

La nécessité de bien épurer la terre destinée à faire les tuyaux est aujourd'hui bien comprise. Nous avons vu que les procédés qu'on a employés dans ce but consistent tous à appliquer à l'épuration les machines elles-mêmes qui servent à l'étirage. Pour cela on a eu recours à divers systèmes.

Ainsi on met une grille cribleuse en avant de la filière, afin d'épurer en même temps qu'on étire. Cela n'est bien praticable que dans la machine de M. Schlosser.

On épure aussi d'un côté tandis que, de l'autre, on étire; ce' te manière d'opérer n'est possible que dans les machines à double effet, du genre de celle de Whitehead, décrite dans le chapitre XLIll.

Enfin on partage l'opération en deux ; on épure durant la moitié de la journée et on étire pendant l'autre moitié, à moins qu'on ne possède deux machines, Pune qu'on consacre spécialement à l'épuration, l'autre qu'on emploie exclusivement à l'étirage.

On comprend que, dans le cas où on prend ce dernier parti, il puisse paraître avantageux de substituer à l'achat d'une seconde machine à étirer celui d'une machine moins coûteuse, construite spécialement en vue d'épurer. C'est ce problème qu'ont cherché à résoudre MM. Clamageran et Hoberty, au château de la Lambertie, près Sainte-Foix

(Gironde). La figure 110 représente l'appareil qu'ils ont imaginé, et qui fonctionne avec succès dans leur fabrique, pour épurer la terre employée par deux ateliers d'étirage. Une manivelle conduit un pignon qui engrène avec une

Fi& lio — Machine de MM. Clamargeran et Roberly pour l'épuration

de la terre.

grande roue dentée concentrique avec un pignon; celuici lait descendre ou monter une crémaillère à laquelle est attaché un piston. Au-dessous de ce; piston on amène un cylindre percé de petits lions et rempli de la terre a

MACHINE DE CLAMAGERÂN KT ROBERTV. 241

épurer. La terre se tamise, par la pression, à travers les trous et tombe dans une boîte. Pendant que cette opération s'effectue, on nettoie un cylindre qui a servi précédemment et on le remplit d'une nouvelle quantité de terre à épure r. Les cylindres, et les boîtes dans lesquelles ils sont posés, se trouvent placés sur un petit chariot mis lui-même sur un chemin de fer, de manière à rendre très-rapide le mouvement de va et vient qui amène successivement chaque cylindre au-dessous du piston.

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