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BÛ11 LES MACHINES A LAVER ET A BROYER LES TERRES. 2C

besoin d'être amenée, par addition d'une certaine quantité d'eau, à l'état d'une pâte ductile, mais non coulante. La figure 126 représente la machine employée à cet effet par M. Borie, don! nous avons déjà parlé, pour la fabrication des briques creuses, et dont nous décrirons plus loin la belle usine, sise à Paris, rue de la Muette, nos 35 et 37. Un arbre de couche conduit par l'intermédiaire de la poulie D, par la machine à vapeur qui fait marcher toutes les machines de rétablissement, porte une poulie C, qui, par une courroie, transmet le mouvement à une poulie B concentrique avec deux roues A armées de couteaux. Ces couteaux coupent les mottes d'argile jetées dans les conduits inclinés EE, FF. En même temps deux petits tuyaux JJ, dont l'écoulement est réglé par deux robinets, et qui sont en communication par K avec un réservoir supérieur, laissent tomber sur l'argile la quantité d'eau convenable. L'argile, ainsi coupée et humectée, glisse dans des gaines inclinées GG, qui la conduisent dans une fosse HH. Là, la terre trempe pendant un ou deux jours, et elle est ensuite portée dans des tines à malaxer, telles que celles fabriquées par M. Schlosser (fig. 105, p. 229) ou par M. Rouillier (fig. 45, p. 130).

Lorsque l'argile que l'on a à sa disposition contient une grande quantité de très-petites pierres carbonatées qui passeraient à travers le crible, le meilleur moyen de s'en débarrasser est certainement le lavage. Lorsqu'on ne veut pas avoir recours à un procédé qui entraîne des lenteurs, qui exige beaucoup d'espace et qui ne laisse pas d'être coûteux à cause de la construction des bassins appropriés, on a recours au broyage à l'aide de cylindres tels que ceux deCIayton, déjà décrits précédemment (chap. III, p. 135, fig. 52). Nous placerons encore ici le dessin avec cotes d'un broyeur à cylindres (fig. 127) dont nous trouvons la

2Gfi LIVRE IV. — FABRICATION DES TUYAUX DE DRAINAGE.

description dans les Instructions rédigées par M. Mangon par ordre du ministre de l'agriculture. Ces cylindres A, fondus dans des moules d'argile cuite, n'ont pas besoin d'être tournés. On les place ordinairement sur une charpente, à lm.80 ou 2 mètres au-dessus du sol, pour faciliter e service de l'enlèvement des terres, qui tombent en F. Ils sont surmontés d'une trémie en bois D, dans laquelle on

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Fig. 126. — Machine à couper et à humecter l'argile.

jette l'argile à broyer. Leur surface est débarrassée de la terre qu'ils entraînent dans leur mouvement par deux forts couteaux en fer placés à leur partie inférieure.

Le cylindre A porte à ses extrémités deux rebords saillants qui s'opposent au déplacement longitudinal de l'autre cylindre. Ils reposent tous deux sur un bâti en fonte I, placé sur la charpente J. Leurs axes tournent dans des coussinets G, que l'on peut éloigner ou rapprocher à l'aide

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