‹ Drainage des terres arablesChapitre 124 sur 166 · CHAPITRE LX · texte numérisé non relu

CHAPITRE LX

Machine de Terrasson-Fougères

La machine de M. Terrasson-Fougères est employée dans plusieurs briqueteries du midi de la France. Sa construction est assez simple pour qu'elle soit facilement réparée par des ouvriers d'une habileté médiocre.

Un bâti en bois A, monté sur des roues B, supporte toute la machine. Des planches F sont mises bout à bout et conduites d'une extrémité à l'autre de la machine par des galets G. C'est sur ces planches que la terre est posée, que les briques sont moulées et découpées, et qu'elles arrivent jusqu'à la brouette qui doit les porter au séchoir.

Une manivelle E fait mouvoir un pignon qui conduit une roue dentée concentrique avec un rouleau D. Sur ce rouleau et un autre de renvoi s'enroule une chaîne sans fin portant les faces latérales des godets C, qui reçoivent, pour former les fonds, les planches F. On charge ces godets en [ avec la terre à brique. Cette terre se trouve comprimée par le lourd cylindre H, dont la surface reçoit une couche de sable par la trémie K, et qu'on rapproche plus ou moins de la surface des moules par les vis de pression /.

La pâte sort de dessous le cylindre H en bandes continues, que des fils L, tendus par des poids, ébarbent de chaque côté des planches. Au lieu de ces fils on peut employer, pour obtenir le même effet , des rouleaux C (fig. 131) revêtus de drap grossier continuellement humecté; ces rouleaux refoulent et polissent l'argile latéralement.

Les bandes continues, toujours soutenues par les planches, viennent passer sous un découpoir formé de fils de

Page 1