CHAPITRE LXI
îine de Jones
A l'Exposition universelle de Londres, on voyait une machine imaginée par M. Jones, et qui rentre dans la seconde des classes des machines à briques que nous avons distinguées dans le chapitre LYII ^p. 275). Cette machine présente un malaxeur vertical, ayant les bras et les couteaux des malaxeurs ordinaires; il s'y trouve en plus un double fond. Le fond supérieur est à environ 23 centimètres au-dessus du fond inférieur. La terre qui sort du fond supérieur par un trou vertical est obligée de se comprimer avant de sortir par le trou vertical du fond inférieur, trou qui donne un débit moindre que le premier. Au-dessous de cet orifice tourne une vaste roue horizontale qui porte sur sa surface, et à des intervalles égaux, les moules à briques. Ces moules sont à fonds mobiles, recouverts de velours, pour éviter l'adhérence de l'argile. Ces fonds s'abaissent à l'arrière du malaxeur, mais se relèvent aussitôt après avoir passé au-dessous, ce qui soulève la brique. Un cylindre d'un grand diamètre, placé au-dessous de la table portant les moules, effectue le soulèvement des fonds mobiles avec une grande facilité.