CHAPITRE LXV
Machine de Burton
La machine inventée par M. Burton, de Londres, a de l'analogie dans quelques-unes de ses parties avec la précédente. M. Burton s'est proposé de rouler les tuyaux immédiatement après leur sortie de la filière. Sa machine présente, comme la machine verticale de Clayton (chap. X. p. iGO, fig. 7i et 75), deux cylindres verticaux que l'on amène successivement sous un piston que fait descendre une vis. Tandis que l'un est soumis à la pression, on remplit l'autre de terre. Au centre de chaque trou de la filière se trouve fixé un mandrin qui fait saillie extérieurement, de telle sorte que les tuyaux sortent étant maintenus intérieurement, tandis que sur leur pourtour quatre rouleaux sont disposés de manière à former des cercles dans lesquels passent les tuyaux. L'un de ces rouleaux reçoit son mouvement par un pignon denté et le communique aux trois autres. Les tuyaux qui sortent de la filière se trouvent comprimés par la double action du mandrin et des roueaux. De cette façon on évite, dans une certaine mesu. le gauchissement qu'éprouvent, pendant la dessiccation, les tuyaux étirés avec les machines à piston, gauchement qui provient de ce que l'argile, qui est rarement d'une homogénéité parfaite, est uniformément pressée dans
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rintérieur des boîtes par les pistons. Elle sort alors à travers les filières avec une sorte de crépitation et en se disposant quelque peu irrégulièrement. Les irrégularités du moulage engendrent des irrégularités de retrait pendant le séchage, et le tuyau cesse d'être rectiligne. Nous parlerons plus loin du roulage qu'on doit effectuer lorsque les tuyaux sont arrivés à un certain point de siccité, et qui produit d'une autre manière l'effet cherché par M. Burton.