‹ Drainage des terres arablesChapitre 132 sur 166 · MACHINE DE ROBERT BOVLF · texte numérisé non relu

MACHINE DE ROBERT BOVLF

des séchoirs, près de la machine à vapeur destinée à donner la force motrice, ou bien elle est mise sur un bâti en bois porté par des roues, de manière à être locomobile le long des séchoirs, et alors on fera mouvoir la machine par la force des bras. A l'une des extrémités de cette caisse, et intérieurement, se trouve fixé un malaxeur de lm.22 de long, ayant la forme ordinaire, et dont les couteaux sont attachés à un arbre horizontal qui est mû par un système de roues dentées convenable, mis en mouvement par le moteur.

« A l'extrémité de cet arbre de Im.22se trouve une forte pièce de bois qui le maintient, et la caisse est percée d'un orifice à travers lequel l'argile est forcée de passer en vertu de l'inclinaison des couteaux du malaxeur. Immédiatement après cet orifice , deux cylindres métalliques, de 0m.30 de diamètre chacun, tournent en sens contraire et laminent l'argile, qui vient s'amonceler dans une petite chambre fermée par une grille cribleuse. Le mouvement continu des cylindres force l'argile à se cribler régulièrement, ce qui n'arrive pas dans les machines à piston ordinaires. La terre sort du crible parfaitement épurée, tandis que le gâteau pierreux, accumulé en avant entre la grille et les cylindres, est facilement enlevé. Pour cela, à la partie supérieure de la boîte se trouve, au-dessus de la charnière antérieure à la grille, un couvercle à charnière qu'on soulève sans difficulté, et au-dessous un couvercle semblable qu'on abaisse. Ces deux couvercles s'ouvrent rapidement et facilement; le gâteau de pierres, racines, etc., tombe à la suite d'un coup' de râcloir, et les couvercles se referment par deux fortes barres et un crochet d'arrêt. Cette opération ne demande que quelques instants.

« En avant de la grille à cribler sont placés deux cylin-

dres , semblables aux deux premiers, tournant également en sens contraire , et qui reçoivent dans leur étreinte la terre glaise à mesure qu'elle passe à travers les trous du crible. La terre, ainsi poussée en avant par les cylindres, est reçue dans une petite chambre où elle se tasse avant d'être forcée de passer à travers les filières pour se mouler en tuyaux ou en tuiles de drainage.

«On voit comment la terre glaise, prise à la fosse d'où on l'extrait, étant placée à l'état brut dans la boîte qui se trouve à l'une des extrémités de la machine, en sort à l'autre extrémité sous la forme de tubes parfaits, que l'on coupe à la longueur convenable par les méthodes ordinaires, pour les porter ensuite dans les séchoirs.

« L'originalité de cette machine est tout entière dans l'application de cylindres pour forcer la terre à passer à travers le crible et ensuite à travers les filières. Quelques personnes peuvent penser qu'il n'y a pas assez d'espace consacré au malaxage pour obtenir un mélange parfait des divers éléments de la terre, le malaxeur étant plus petit que les appareils de ce genre ordinairement employés. Mais l'expérience a montré qu'une longueur d'axe de lra.22, très-fortement armée de couteaux, est très-suffisante, que la terre est bien mélangée, et qu'étant énergiquement pulvérisée plus loin, par la grande compression qu'elle reçoit en passant entre les deux premiers cylindres, puis criblée et de nouveau comprimée par la seconde paire de cylindres, elle a acquis une grande densité et une grande régularité, dénotées par son aspect soyeux.

« La longueur de la caisse contenant tout l'appareil est de 2n,.28; elle est ainsi subdivisée : im.2-2 pour la longueur de l'arbre armé des couteaux, O'VlO pour le fond du malaxeur, 0,n.30 pour la première paire de cylindres, 0".i5 pour la première chambre à glaise, 0m.O3 pour l'épaisseur

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