CHAPITRE LXIX
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Parmi les machines de grande puissance productive, mais dont le prix élevé doit limiter l'usage, il faut placer à un rang distingué celle de M. Borie, à Paris, rue de la Muette, n»s 35 et 37. Elle coûte d I ;.000fi\;
elle fournit 400 briques tubulaires ou 1,000 tuyaux à l'heure. La terre est fortement comprimée en passant à
MACniNF DE B0R1K.
travers la filière, et il en résulte des produits d'une exeellente qualité.
La force motrice est appliquée à un volant A (fig. 137), si la machine marche par la force des bras ; ce volant est remplacé par une poulie lorsque l'on emploie la vapeur. La roue dentée, mise en mouvement par le volant ou par la poulie, fait tourner le pignon C, qui est monté sur le même arbre D que la roue E; celle-ci, étant entraînée, fait tourner à son tour le pignon F, et, par suite, le pignon central G, qui conduit alternativement dans les deux sens la crémaillère H, à laquelle sont attachés les pistons I mobiles dans les boîtes à glaise JJ. Ces boites sont fennecs
Fig. 138. — Fermeture des boiles de la machine de M. Borie.
par des couvercles K, solidement fermés par des leviers L. Les briques ou les tuyaux, passant à travers les filières M, glissent sur les tables à rouleaux N et sont coupés de longueur par les fils tendus sur le châssis mobile 00. Les briques creuses P sortent sur trois rangs, lorsqu'elles présentent six tubes intérieurs; elles sortent six à la fois, posées de champ, lorsqu'elles ne sont percées que de trois tubes. La machine est portée sur un bâti en fonte K, muni do galets également en fonte , lorsqu'elle est destinée à être locomobile:
Le croquis que donne la figure* 138 fait comprendre le mode de fermeture des couvercles K, déjà appliqués sur
les boîtes I. On relève les leviers L, et alors on fait tourner autour de Taxe m des cames l, qui viennent s'engager dans la partie pleine v, où elles sont loquetées.
-Os 45.
Fig. 130. — Vue antérieure de la iilière à ! uvaux concentriques de M. Borie.
Fig. 140. — Vue postérieure de la Iilière à tuyaux concentriques de M. Borie.
Fig- 141. — Coupe longitudinale de la iilière à tuyaux concentriques
de M. Borie.
Cette machine, remarquable par sa résistance, est utilement appliquée à des terres très-peu mouillées et qu'on
MACHINE DE DORIE. 305
veut mouler eu briques creuses lubulaires. Nous ne croyons pas qu'elle puisse servir économiquement pour les tuyaux de drainage. Cependant, afin de pouvoir l'employer sans perte à cet usage, M. Borie a eu l'ingénieuse idée d'étirer plusieurs tuyaux concentriquemcnt. Les tigures 130, 1 40 et iil, font comprendre quelle disposition il a adoptée pour les filières, qui sont représentées en coupe, en projection antérieure et en projection postérieure. Trois tuyaux placés l'un dans l'autre sortent à la fois d'un même trou de filière. La seule objection que ce système comporte , c'est que la consommation n'exige pas, à beaucoup près, autant de tuyaux des diamètres élevés que de ceux des diamètres plus petits.