CHAPITRE XXIY
Machine de Calla
On s'est beaucoup préoccupé en France de la nécessité d'avoir une machine d'un prix peu élevé et peu pesante , de manière à pouvoire la faire adopter dans tous nos départements. M. Calla fils, fondeur à la Chapelle, près Paris, 20, rue de Chabrol , s'est chargé de résoudre la question. M. Calla a choisi pour modèle la plus simple des machines anglaises, celle imaginée en dernier lieu par M. Henry Clayton, qui s'est mis aussi à fabriquer des machines à pistons mus horizontalement. La petite machine que construit M. Calla est très-simple (fig. 95). Une manivelle s fait mouvoir un pignon p ; celui-ci entraîne une grande roue dentée </, sur Paxe de laquelle est un pignon k, qui se meut en même temps. Ce pignon k entraîne enfin une roue dentée r, qui mène une crémaillère horizontale. Cette crémaillère conduit un piston qui pénètre dans une boîte carrée pleine de terre. La terre, poussée par le piston, sort à travers une filière contenant un nombre de trous plus ou moins grand selon que le diamètre des tuyaux doit être moins ou plus grand. Pour recevoir les tuyaux , on attache près de la filière une table horizontale portée de l'autre côté par deux pieds ; la table est placée de façon à ce que les tuyaux n'aient qu'à glisser sans s'infléchir. Quatre toiles sans fin tournent sur des rouleaux, pour éviter un frottement qui déformerait les tuyaux. Ceux-ci sont coupés de longueur par des fils de fer attachés à une barre horizontale que l'on fait tourner sur deux charnières, de manière à la porter tantôt à droite, tantôt à gauche. Lorsque la boîte à glaise est vidée, on fait mouvoir la manivelle en