CHAPITRE XXXVIII
Machine de Gharnock
La machine de Charnock est semblable aux machines à deux boîtes oblongues dont nous avons déjà parlé, telles que celles de Whitehead (chap. XV, p. 172), de Scragg
(chap. XVI, p. 175), de Dean (ehap. XVIII, p. 178), de Dovie (chap XXVII, p. 211). Deux pistons manœuvres par une double manivelle agissent alternativement dans chacune des deux boîtes fermées par des tiroirs que les manivelles ouvrent et ferment successivement. L'ouvrier qui alimente la machine place une motte de terre glaise dans l'une des boîtes, qui se ferme aussitôt parle mouvement même de la machine; la terre est alors poussée à travers la filière par l'un des pistons. Pendant ce temps, l'autre boîte s'est ouverte d'elle-même, de façon que l'ouvrier peut la remplir.
Les tuyaux sont coupés de longueur régulière par un arc en fer tenant tendu un fil de métal ; cet arc est mû par une poignée que manœuvre L'ouvrier chargé d'enlever les tuyaux de dessus la table où ils sont poussés. Gomme cette coupure s'effectue pendant le mouvement même des tuyaux, il en résulte que leurs extrémités sont irrégulières. En outre, on ne peut prendre tout le temps nécessaire pour bien tasser la terre glaise dans les boites, et les bulles d'air qui viennent crever les tuyaux sont plus nombreuses que dans les machines intermittentes.
Deux ouvriers et trois enfants fabriquent par jour 3,000 à i,000 tuyaux, lorsque la terre est de bonne qualité.
La machine est traînée à bras le long du séchoir, pour que l'on place immédiatement, sans de longs transports, les tuyaux fraîchement étirés.