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NOUVELLE MACHINE DE WHITEHEAD

lieu. Il résulte de cette disposition que l'action de l'ouvrier qui met la machine en jeu ne peut jamais faire dépasser au piston l'extrémité de sa course dans un sens ou dans l'autre. Dans les machines ordinairement employées, un bruit, produit à la fin de la course du piston, avertit l'ouvrier qu'il doit cesser de tourner la manivelle; mais on conçoit que la moindre distraction suffit pour empêcher ce signal d'être entendu, et, par suite, que des ruptures peuvent se produire souvent dans les engrenages. La disposition qui nous occupe constitue donc un véritable perfectionnement sur le procédé suivi antérieurement. »

Dans les machines à caisses rectangulaires, telles que celles de Whitehead, de Scragg, de Calla, de Williams, de Dovie, etc., il est impossible de débarrasser la terre des pierres, racines et autres matières étrangères à l'aide d'un crible, en même temps qu'on étire les tuyaux. M. Whitehead vend, au prix de 29 à 32 fr., des cribles qui s'adaptent à la place de la filière avec le même loquet. On relève seulement, après avoir ôté le tablier, deux bras en fer qu'on aperçoit dans la figure au bas de la face d'avant de la machine. Lorsque, en tournant la manivelle, on a fait sortir la terre à travers les petits trous du crible, on retire le loquet, et le crible retombe sur les bras relevés horizontalement ; on peut alors enlever avec un ràcloir les pierres accumulées sur la face intérieure.

La machine que nous venons de décrire est locomobile, et par conséquent elle est mise en mouvement par des hommes qui tournent la manivelle. Lorsqu'on la laisse fixe, il est préférable de la faire marcher avec un manège, une machine à vapeur ou même la force du vent. Alors la machine est à double effet et dans le genre de celle dont la description a été donnée dans le chapitre XV (p. J72, fig. 80). On l'emploie avec avantage. On peut mettre un

crible à Tune des caisses et une filière à étirer à l'autre , ou bien cribler ou étirer avec les deux caisses à la fois. M. Whitehead vend, au prix de 135 fr., un appareil de transmission de la force motrice pour remplacer la manivelle. Cet appareil se compose de trois poulies, dont lune est folle, et dont les deux autres conduisent, l'une le piston d'avant, l'autre le piston d'arrière. Les poulies tournent toutes dans le même sens ; mais les engrenages avec lesquels elles se combinent sont disposés de façon que Tune des poulies guide la tige des pistons d'avant en arrière, tandis que l'autre la conduit d'arrière en avant. Une fourche fait passer facilement la courroie de dessus l'une des poulies conductrices sur la poulie folle. Lorsque les pistons sont arrivés à l'extrémité de leur course, la machine s'arrête d'elle-même au moyen d'un déclic intérieur qui pousse la fourche, et fait ainsi passer la courroie de dessus l'une des poulies conductrices sur la poulie folle. Lorsque la dernière caisse est remplie, l'ouvrier fait lui-même passer la courroie sur la poulie conductrice opposée, ce qui fait mouvoir les pistons en sens contraire.

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