La muger del bortelano
Que se lataba las piemas.
de France avait proposé à Elisabeth un mariage avec son dernier frère, le duc d'Alençon. Celui-ci s'est transporté en Angleterre, sous couleur d'ambassade, pour conclure le mariage. Tout semble aller de soi, aussi bien du côté du parlement que du côté de la reine; mais, pendant ce temps, le prince voit Blanca et en devient amoureux. Pour le moment, il s'avance avec Flora, qu'il prie de le servir dans son amour. Flora ne lui cache pas qu'il n'a guère à espérer, mais sans lui rien découvrir de l'intimité qui règne entre Blanca et le comte. Elle dit seulement que sa maîtresse cherche à se marier, et que, ne pouvant compter sur le mariage avec un homme si fort au-dessus d'elle par son rang, elle pourrait difficilement prêter l'oreille à ses déclarations. — (On s'attend là-dessus à ce que le duc proteste de la pureté de ses intentions; mais pas un mot. Il s'en faut de beaucoup que les Espagnols soient sur ce point aussi rigides et aussi délicats que les Français.) — Il a écrit une lettre à Blanca, et il veut la faire remettre par Flora. Il souhaite de pouvoir observer par ses yeux l'impression que sa lettre produira. Il fait présent à la suivante d'une chaîne d'or, et celle-ci le cache dans une galerie, où Blanca entre avec Cosme, qui lui annonce l'arrivée de son maître.
Essex survient. Blanca lui fait le plus tendre accueil, et le comte proteste avec la plus grande chaleur qu'il veut se montrer digne de son amour. Flora et Cosme reçoivent l'ordre de s'éloigner : Blanca reste seule avec le comte. Elle lui rappelle l'empressement et la constance qu'il a déployés pour conquérir son amour. Après trois ans de résistance, elle a fini par se rendre et par lui livrer son honneur sous la promesse du mariage. (Te hice diteûo rfe mi honor : l'expression en espagnol en dit un peu beaucoup.) L'inimitié qui régnait entre leurs deux familles a seule empêché ce mariage de s'accomplir. Essex ne conteste rien : il se borne à ajouter qu'après la mort du père et du frère de Blanca, c'est l'expédition d'Espagne qui seule a fait obstacle à leur mariage. Mais il l'a heureuse*