ACTE I, SCÈNE II
Le duc n^a.pas de tache au vieux nom de son père. Le duc peut tout. Le duc vous offre avec sa main Trésors,, titres , bonheur...
DONÀ SOL.
Nous partirons demain.
Hernani , n^allez pas sur mon audace étrange Me blâmer. Étes-vous mon démon ou mon ange?
Je ne sais. Mais je suis votre esclave. Écoutez , Allez où vous voudrez, j'irai. Restez, partez, Je suis à vous. Pourquoi fais-je ainsi? je Fignoire. J'ai besoin de vous voir et de vous voir encore Et de vous voir toujours. Quand le bruit de vos pas S'efface , alors je crx)is que mon cœur ne bat pas , Vous me manquez , je suis absente de moirméme ; Mais dès qu'enfin ce pas que j'attends et que j'aime Vient' frapper mon oreille, alors il me souvient Que je vis , et je sens mon âme qui revient !
HERNANI la serrant dans ses bras.
Ange !
DON A SOL
A minuit. Demain. Amenez votre escorte.
Sous ma fenêtre. Allez, je serai brave et forte. Vous frapperez trois coups.
Maintenant?
Savez-vous qui je. suis ,
DONA SOL
Monseigneur, qu'importe I je vous suis.
HERNANI
Non. Puisque vous voulez me suivre , faible femme,
Il faut que vous sachiez quel nom ,'quel rang, quelle âme^
Quel destin est caché dans le pfltre Hernani.
Vous vouliez d^un brigand? voulez-vous d^un banni?
. DON CARLOS ouvrant avec fracas la porte de l'armoire.
Quand aurez-vous fini de conter votre histoire ? Croyez-voys donc qu'on soit à Taise en cette armoire?
Hemani recule étonné. Dona Sol pousse un cri et se réfugie dans ses bras, en fixant
sur don Carlos des yeux effarés.
HERNANI la main sur la garde de son épée.
Quel est cet homme?
DONA SOL
O Ciel ! au secours !
Taisez-vous ,