‹ Drame (volume 2)Chapitre 112 sur 118 · ACTE V, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VI

DON RUY GOMEZ à part

Ail! c^était donc pour elle !

DONA SOL reiulant à Heraani la liole k demi vidée.

Prends, te dis-je;

HERNA1«I àdonRuv.

Vois-lu , misérable vieillard?

1>0NA SOL

Ne te plains (>as de moi, je t'ai gardé la part.

HERIiANl prenant la fiole.

Dieu !

DONA SOL

Tu ne m'aurais pas ainsi laissé la mienne , Toi!... tu n'as pas le cœur d'une épouse chrétienne, Tu ne sais pas aimer comme aime une Silva.

Mais j'ai bu la première et suis tranquille. — Va ! Bois si tu veux!

UERNANI.

Hélas! qu'as-tu fait, malheureuse?

338 HËRNANI.

Cest toi qui Tas voulu.

HERIfAIfl.

C'est une mort affreuse !

DONA SOL

Non. — Pourquoi donc ?

HERIfAIfl.

Ce philtre au sépulcre conduit.

DOIfA SOL.

Devions-nous pas dormir ensemble cette nuit ? Qu'importe dans quel lit !

HBRIfANI.

Mon père , tu te venges Sur moi qui t'oubliais!

Il porte la fiole à sa bouche.

DONA SOL se jetant sur lui.

Ciel ! des douleurs étranges ! . .

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