‹ Drame (volume 2)Chapitre 115 sur 118 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

HERNANI, DONA SOL

Hernani , immobile ^ considère avec un regard froid Vécria nuptial placé' sur la tabUt Puis il hoche la tète , et ses yeux s'enflammenU

aealf Aiii. Je vous fois compliment I -> Plus que je ne puis dire La parure me charme , et m'enchante , et j'admire I

NOTES. a49

Examinant le coffret.

Sans doute tout est yrai , tout est bon, tout est beau. Il n'oserait tromper, lai , qui touche an tombeau 1

Il prend l'une après Vautre toutes les pièces de Cécrin,

Rien n*y manque ! colliers, brillants, pendants d'oreille, Gouronne de duchesse, anneau d'or... — A merreille! Grand' merci de l'amour sâr. fidèle et profond I Le précieux écrin I

PONA SOI. va au coffret, y fouille et en tire un poignard.

Vous n'allez pas au fond.

Hemani pousse un cri et tombe prosterné à ses pieds. G'est le poignard qu'ayec l'aide de ma patronne, Jfrpris au roi Garlos lorsqu'il m'offrit un trône , Et que je refusai pour vous qui m'outrages 1

PBBii AN I , toujours à genoux.

Oh I laisse qu'à genoux, dans tes yeux afQigés J'efface tous ces pleurs amers et pleins de charmes , Et tu prendras après tout mon sang pour tes larmes.

PONA SOL attendrie,

Hemani I je tous aime et yous pardonne, et n'ai Que de l'amour pour vous.

BBBNANi. Elle m'a pardonné ,

Et m'aifne I Qui pourra faire aussi que moi-même , Après ce que j'ai dit , je me pardonne et m'aime?... Oh ! je Tondrais saToir , ange au ciel réserré , Où TOUS ayez marché , pour baiser le payé !

poNA SOL. Groire que mon amour eut si peu de mém<rire!

Que jamais ils pourraient, tous ces hommes sans gloire. Jusqu'à d'autres amours, plus nobles à feur gré. Rapetisser un cœur où son nom est entré I

uKHNANi. Hélas I j'ai blasphémé 1... Si j'étais à ta place, Dona Sol, j'en aurais assez; je serais lasse De ce fou furieux , de ce sombre insensé.

Qui ne sait caresser qu'après qa'il a blessé I

DONA SOL. Abi yous ne m'aimez plus!

uEBNANb Oh ! mon cœur et mon âme

G'est toi I l'ardent foyer d'où me yient toute flamme , G'est toi I ne m'en yeux pas de fuir, être adoré I...

PONA SOL. Je ne yous en yeux pas, seulement j'en mourrai.

BEBNANf . Mourir ! grand Dieu t pour moi se peut-il que tu meures?

Do^k SOL t pîewtaU et Umbamt dans un fanâemU. Pour qm , finon pour TOUS ?

atujikm,$'asseyataprhd'éUe, Ohltopleoretl toplearss' Et c'eii enoor ma fante I el qui me ponin ?

Cartopardomierasenoorl Qui te dira Ce que je tooffre ao moins» kwsqa'aiie lanme noie La flamme de tei yen, dont l'édair eit majoie ! Oh I mes amis sont mortsi Oh I je suis inaenaél Pardonnel je Tondrais aimer , je ne ]e sai.

Hélas I j'aime pourtant d'une amour bien profonde I Ne pleure pas ; mourons plutôt ! Que n'ai-je on monde ! Je te le donnerais ! Je suis bien malheureux 1

D0!f i SOL , se jetant à son cou.

Vous êtes mon seigneur. Taillant et généreux l Je TOUS aime.

DSBii AHi. Ah 1 l'amour serait un bien aupréme

Si l'on poorait mourir de trop aimer 1

DORA 80L. Je tTaime !

Hemani I je tous aime, et je suis toute à tous.

Hemani laisse iomi)er satiteswr «m épawU.

DEBNANi. Oh ! qu'un coup de poignard de toi me serait doux f

DONi 80L, suppliant *

Quoi ! ne eraignes-TOus pas que Dieu ne tous punitw De parler de la sorte?

BBBRANi. Eh bien 1 qu'il nous unisse ,

Tu le Teux I ... qu'il en soit ainsi 1 j'ai résisté 1

I Tous deux dans les brds Vun de Vautre se regardent avec extase , sans voir,

sans entendre , et absorhfs dans leurs regards. Don Buy Gomez entre , et s'arrête comme pétrifié sur le seuil , frappé de stupeur.

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