‹ Drame (volume 2)Chapitre 17 sur 118 · ACTE I, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE III

DON CARLOS

Ils oiîl choisi , je crois, Aix-la-Chapelle , — ou Spire , — Ou Francfort.

DON RUY GOMEZ

Notre Roi , dont Dieu garde les jours , N'a-t-il pensé jamais à Tempire?

DON CARLOS

Toujours.

DON RUY GOMEZ

C'est à vous qu'il revient.

DON CARLOS

Je le sais.

DON RUY GOMEZ

Votre père Fut archiduc d'Autriche, et Tempire , j'espère , Aura ceci présent , que c'était votre aieul Celui qui vient de choir de la pourpre au linceul.

DON CARLOS

Et puis, on est bourgeois de Gand.

44 HEIINANI.

DOn RLY GOMEZ.

Dans mon jeune ftge Je le vis, votre aïeul. Hélas ! seul je surnage D'un siècle tout entier. Tout est nriort à présent. C'était un empereur magnifique et puissant I

DON CARLOS

Rome est pour moi.

DON RUT GOMEZ

Vaillant, ferme , point tyrannique.

Cette tête allait bien au vieux corps germanique!

Il s'incline sur les mains du Roi, et les baise.

Que je vous plains! — Si jeune , en un tel deuil plongé !

DON CARLOS

Le pape veut ravoir la Sicile que j'ai ;

Un empereur ne peut posséder la Sicile ;

Il me fait empereur, alors, en fils docile ,

Je lui rends Naple. — Ayons Taigle , et puis nous verrons

Si je lui laisserai rogner les ailerons. —

DON RUY GOMEZ

Qu'avec joie il verrait , ce vétéran du trône ,

Votre front déjà large aller à sa couronne !

Ah I Seigneur , avec vous nous le pleurerons bien

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