ACTE II, SCÈNE I
DON RICARDO
Minuit bientôt.
DON CARLOS
Il faut finir Pourtant 1 A tout moment l'autre peut survenir.
La fenêtre de dona Sol s'éclaire. On voit son ombre se dessiner sar les vitraux
lumineux.
Mes amisi un flambeau 1 son ombre à la fenêtre! Jamais jour ne me fut plus charmant à voir naître. Hâtons-nous I faisons-lui le signal qu'elle attend. Il faut frapper des mains trois fois. — Dans un instant, Mes amis, vous allez la voir I , . . — Mais notre nombre Va Teffrayer peut-être. . . — Allez tous trois dans Forabre , Là-bas , épier l'autre. Amis , partageons-nous Les deux amants. Tenez , à moi la dame , à vous Le brigand.
DON RIGARDO.
Grand merci I '
S'il vient , de Tembuscade Sortez vite, et poussez au drôle une estocade.
6à HERNANI.
Pendant qu'il reprendra ses esprits sur le grès J^emporterai la belle , et nous riroûs après. N^allez pas cependant le tuer ! c^est un brave Après tout, et la mort d^un homme est chose grave.
Les deux seigneurs s'inclinent et sortent. Don Carlos les laisse s'éloigner, puis frappe des mains à deux reprises. A la deuxième fois, la fenôtre s'ouvre et dona Sol parait en blanc sur le balcon^
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