ACTE lïl, SCÈNE III
HERNANI aux valets.
Hernani ! inill^ carolus d'or !
' « DON RUY GOMEZ
C'est le démon !
HERNANI à un jeune valet.
Viens , toi ! tu gagneras la somme.
Riche alors , de valet tu redeviendras homme!
Aux valets qui restent immobiles.
Vous aussi, vous tremblez! ai-je assez de malheur?
DON RUY GOMËZ.
Frère, à toucher ta télé ils risqueraient la leur!
Fusses-tu Hernani, fussôs-tu cent fois pire,
Pour ta vie au lieu d'or offrît-on un empire,
Mon hôte! je te dois protéger en ce lieu
Même contre le roi , car je te tiens de Dieu !
S'il tombe un seul cheveu de ton front, que je meure!
A dona Sol.
Ma nièce , vous serez ma femme dans une heure ; Rentrez chez vous. Je vais faire armer le château , J'en vais fermer la porte. * *
Il sort. Les valets le suivent.
«M^ HERNANI
HERMANI regardant avee désespoir sa ceinture dégarnie et désarmée.
Oh ! pas iném& un couteau !
Dona Sol , après que le due a disparu , fait quelques pas comme pour suivre ses femmes, puis s'arrête, et dès qu'elles sont sorties, revient vers Hemani avec anxiété.