ACTE IH, SCÈNE VI
S incline, se découvre et passe à uti autre — Le roi l'écoute avec une impatience
et une colère toujours croissantes.
Près de toi , Gil son fils, ch<er aux âmes loyales. Sn main pour un serment valait les mains royales.
A un aut^re.
— Don Gaspar , de Mendoee et de Silya l'honneur l Toute noble maison tient à Silva , seigneur.
Sandoval tour à tour nous craint ou nous épouse. Manrique nous envie et Lara nous jalouse.
Alencastre nous hait. Nous touchons, à la fois Du pied à tous les ducs , du front à tous les rois!
DON CARLOS
Vous raillez-vous ?. . .
DON HOY GOMBZ allant à d'autreft portraits.
Voilà don Vasquez , dit le Sage.
Don Jayme, dit le Fort, Un jour, sur son passage , Il arrêta Zamet et cent Maures tout seul. — J'en passe , et des meilleurs. —
Sur un geste de colère du roi , il passe un grand nombre de tableaux, et vient tout de suite aux trois derniers portraits à gauche du spectateur.
Voici mon noble aïeul.
Il vécut soixante ans, gardant la foi jurée, Même aux juifs. —
128 HERNANÏ.
A l'aTant-dernier.
Ce vieillard , celte tête sacrée,, Cest mon père. 11 fut grand , quoiqu'il vint le dernier. Les Maures de Grenade avaient fait prisonnier Le comte Âlvar Giron ^ son ami. Mais mon père Prit pour Taller chercher six cents hommes de guerre ; Il fit tailler en pierre un comte Alvar Giron Qu'à sa suite il traîna , jurant par son patron De ne point reculer que le comte de pierre Ne tournât front lui-même et n'allât en arrière. Il combattit, puis vint au comte , et le sauva.
Mon prisonnier !
DON RUY GO>IEZ
C'était un Gomez de Silva!
Voilà donc ce qu'on dit quand dans cette demeure On voit tous ces héros.
DON CARLOS
Mon prisonnier sur l'heure !
DON RUY GOMEZ
Il s'incline profondément devant le roi, lui prend la main et le mène devant le dernier portrait, celai qui sert de porte à la cachette où il a fait entrer. Hernani. Dona Sol le suit des yeux avec anxiété. — Attente et silence rlaa» l'assistance.
Ce portrait, c'est le mien. — Roi don Carlos, merci! —