ACTE m, SCÈNE VI
Vous m'en faites le tigre avec votre courroux. Le voilà qui rugit, madame! taisez-vous!
Dona Sol lui Jette on regard.ll ViiicUne.
Pourtant, j^obéirai.
Se tournant yen le duc
Mon cousin , je t'estime.
Ton scrupule après tout peut sembler légitime. Sois fidèle à ton hôte , infidèle à ton roi , C'est bien. — Je te fais grâce et suis meilleur que toi. — J'emmène seulement ta nièce comme otage.
DON RU Y GOMEZ
Seulement!
poifi^ SOL interdite.
Moi , seigneur !
DON CARLOS
Oui , vous !
DON RUT GOMBZ.
Pas davantage ! O la grande clémence ! ô généreux vainqueur Qui ménage la tète et torture le cœur !
Belle grâce !
434 «ERNAJNI.
DON CARLOS
Choisis. — Dona Sol , ou le traître.
11 me faut Tun des deux.
DON RU¥ GOMEZ
Oh! VOUS êtes le maître!
D6n Carlos s'approche de dona Sol pour remmener. Elle àe réfugie vers don
Buy ttomez.
DONA SOL. '
Sauvez-moi , monseigneur ! ; . .
Çlle s'arrête. — A part.
Malheureuse I il le fout!
La tête de mou oncle ou Tautre ! . . . — moi plutôt !
Au roi.
Je VOUS suis !
DON CARLOS à part.
Par Les saints ^ Tidée est triomphante !
11 faudra bien enfin s^adoucir , mon infante !
Dona Sol va d'un pas grave et iassnré au colTret qui renferme réôrin , l'ouvre et y prend le poignaM «qu'elle cache dans son sein. Don Carlos vient à elle et lui présente la «uin.
DON CARLOS à dona iSol.
Qu'emportez-vous là?