ACTE III, SCÈNE VII. Ui
HERNANI
Non , non , à toi ! — -Vieillard , Frappe-moi. Tout m^est bon, dague, épée, ou poignard! Mais fais-moi , par pitié, cette suprême joie! Duc! avant de mourir permets que je la voie!
DON RU Y GOMEZ
La voir !
Au moins permets que j 'entende sa voix Une dernière fois! rien qu'une seule fois!
DON RUY GOMEZ
L'entendre!
HERNANI
Oh! je comprends, seigneur , ta jalousie. Mais déjà par la mort ma jeunesse est saisie , Pardonne-moi. Veux-tu, dis-moi, que , sans la voir S'il le faut , ]ë l'entende? et je mourrai ce soir. L'entendre seulement! contente mon envié!
Mais , ô qu'avec douceur j'exhalerais ma vie Si tu daignais vouloir qu'avant de fuir aux cieux Mon âme allât révoir la sienne dans ses yeux !
142 HERNANI
— Je ne lui dirai rien , tu seras là , mon père ! Tu me prendras après !
DON RUT GOMEZ montrant la.cachette encore ouverte.
. Saints du ciel! ce repaire Est-il donc si profond , si sourd et si perdu , Qu'il n'ait entendu rien?
HERNANI
Je .n'ai rien entendu.
BON RUY GOMEZ
Il a fallu livrer dona Sol ou. toi-même.
HERNANf.
A qui, livrée? ..*'''
DON RUY GOMEZ
Au roi.
HERNANI
Vieillard stupide! ij Tairne!
H Taime!