ACTE IV, SCÈNE I. iSl
DON BICARDO.
Juao de Haro , qui veut Astorga.
DOH CARLOS.
Ces Haro Ont toujours fait doubler la solde du bourreau.
bUN RIC.UtDO.
C'est tout.
DOM CARLOS
Ce ue sont pas toutes meii têtes. Comte, Cela ue fait que sept et je n'ai pas mon compte.
DON RICARDO
Ab ! je ne nomme pas quelques bandits gagés Par Trêve ou par la France...
DOIS CARLOS
Hommes sans préjugés Dont le poignard , toujours prêt à jouer son rôle , Tourne aux plus gros écus, comme l'aiguilte au pôle!
DON RICARDO
Pourtant j'ai distingué deux hardis compagnons, Tous deux nouveaux-venus , un jeune, un vieux...
m HERNANI.
DON CARLOS
Leurs uoms ?
Don Ricardo lave les épaule^ en signe d'ignorance.
- Leur âge ?
DON RICARDO
Le plus jeune a vingt ans.
Cest dommage.
DON RICARDO
Le vieux , soixante au moins.
DON CARLOS
L^un n^a pas encor l'âge £t Taulre ne Ta plus. Tant pis. J'en prendrai soin. Le bourreau peut compter sur mon aide au besoin. Âh I loin que mon épée aux factions soit douce y Je la lui prêterai si sa hache s^émousse , Comte 1 et pour Télargir, je coudrai , s'il le faut ^ Ma pourpre impériale au drap de Téchafaud.
— Mais serai-je empereur seulement? —