ACTE IV, SCÈNE I
Qui met un fer de lance au bout de ce qu'il dit ,
Et compte maint soudard , lansquenet , ou bandit
Dont Testoc , refaisant la fortune imparfaite ,
Taille Tévénement au plaisir du prophète.
— Pauvres fous! qui l'œil fier, le front haut, visent droit
A l'empire du monde et disent : j'ai mon droit !
Us ont force canons , rangés en longues files ,
Dont le souffle embrasé ferait fondre des villes ,
Ils ont vaisseaux , soldats , chevaux , et vous croyez
Qu'ils vont marcher au but sur les peuples broyés...
Bastel au grand carrefour de la fortune humaine
Qui mieux encor qu'au trône à Pabime nous mène ,
A peine ils font trois pas , qu'indécis, incertains ,
Tâchant en vain de lire au livre des destins ,
lis hésitent , peu sûrs d'eux-méme , et dans le doute
Au nécroman du coin vont demander leur route I
A don Ricardo.
— Va-t'en. C'est l'heure où vont venir les conjurés. Ah ! la clef du tombeau I
DON RICARDO remettant une clef au roi.
Seigneur, vous songerez Au comte de Limbourg , gardien capitulaire , Qui me l'a confiée et fait tout pour vous plaire.
DON CARLOS le congédiant.
Fais tout ce que j'ai dit ! tout !
188 HERNANI
DON MICARDO s'kicliiMBt.
Altesse!
J'y vais de ce pas,
DON CARLOS
Il frat trois coups de canoo , n'estree pes?
Don Ricaido s'incline et sort
Don Carlos, resté seul , tombe dans one profonde rêverie. Ses bras se croisent tète fléchit sur sa poitsiiie , puis U la relère et se tourne vers le tenbean.