‹ DrameChapitre 23 sur 97 · ISA NAME TUDO · texte numérisé non relu

ISA NAME TUDO

et les douze lords commissaires de la chambre étoilée, que nous regrettons de ne pas Yoir ici. Il se passe des choses étranges dans ce palais. Écoutez , mylords , madamie Elisabeth a déjà suscité plus d'un ennemi à notre couronne. Il y a eu le complot de Pietro Caro qui a fait le mouvement d'Exeter, et qui correspondait secrètement avec madame Elisabeth, par le moyen d'un chiffre taillé sur une guitare. Ily aeu la trahison de Thomas Wyat, qui a soulevé le comté de Kent. Il y a eu la rébellion du duc de Suffolk , lequel a été saisi dans le creux d'un arbre après 1^ défaite des siens. Ily a aujourd'hui un nouvel atteptat. Écoutez tous. Aujourd'hui, ce matin, un homme s'est présenté à mon audience. Après quelques paroles, il a levé un poignard sur moi. J'ai arrêté son bras à temps. J^ord Chandos et monsieur le bailli

d'Amont ont saisi l'homme. Il a déclaré avoir été poussé à ce crime par lord Glanbrassil.

FABIANI

Par moi ? cela n'est pas. Oh ! mais voilà une chose affreuse! cet homme n'existe pas. On ne retrouvera pas cet homme. Qui est -il? où est-il?

LA REINE

Il est ici.

JOURNÉE If, SCiNE VIII. |35

«GILBERT, sortant du milieu des soldats derrière lestfoeb il est resté

caché jusqu'alors.

CTest moi.

LA REINE

£i|coo8équeQce de» clécliiPat)oop^ 4e Q9t honiwe»

nous, Xftarie, mue, nous accm4094 devant )f <!haiQ]M« atiK étoUea oet autre homipe , Fabianp Fablani^ comte de Clanbraasil, de haute trahison et d'attentat régicide rar notre personne impériale et sacrée.

FARIAWL

Régicide, moil c'est monstrueux! Oh! lua tête s^égare ! ma vue se trouble ! quel est ce piège? qui que tu sois, misérable, oses-tu affirmer que ce qu'a dît la reine est Yraî ? *

GIIAERT.

Oui.

FAWANI.

Je t ai poussé au régicide, moi?

GILBERT

Oui.

FABIANI

Oui! toujours oui! malédiction! c'est que tous ne pouvez pas savoir à quel point cela est faux, messeigneurs I cet homme sort de l'enfer. Malheureux! tu vètix me perdre; mais tu ignores que tu te perds en même temps. Le crime dont tu me charges te charge aussi. Tu me feras mourir^ mais tu mourras. Avec un seul mot, insensé, tU fais tomber deux têtes, la mienne et la tienne. Sais-tu cela?

Je le sais.

FABIANI

Mylords, cet homme est payé. . .

GILBERT

Par vous. Voici la bourse pleine d'or que vous m'avez donnée pour le crime. Votre blason et votre chiffre y sont brodés.

FABIANI

Juste ciel ! — Mais on ne représente pas le poi-

gnard, av^ lequel, cet homme voulait « dit-op » frappi&r la reine. Où est le poignard? .

LORD CHANDQS.

Le voici.

GILBERT, à Fabiani.

iC'e$t le vôtre.. — Vous n^e l'avez doiinépour cela* On en retrouvera lefQurreau chez vous.

LE LORD CHANGEUER.

Comte de Clanbrassil , qu'avez-vous à répondre? reconnaissez-vous cet homme?

FABIANL

Non.

GILBERT

Au fait, il ne m'a vu que la nuit. — Laissez-moi lui dire deux mots à l'oreille, madame; cela aidera sa mémoire.

Il s*approche de Fabiani. Bas.

— Tu ne reconnais donc personne aujourd'hui , mylord? pas plus l'homme outragé que la fem.me

138 alÂRlE TbDOR.

sédhite. A 11 f là tein^ ië t&ng^, maid l'homitie an

peuple se yen^é âuiîti. Tu ili*en:âirai< âéfié , je Ct^oid î te voilà pris entre les deux vengeances. Mylord ^ qu'en dis-tu? — Je sxxh (jrilbert, le ciseleur l

FABIÂNI.

Oui ! je vous reconnais. — Je reconnais cet homiti^ , ihylotds. Dit moitient où j^bi aflkil^ à tiet homme , }e ti'ai pltiè rien à dite.

Il avoue f

LE LORD CHANCELIER, à Gilbert

D'après la loi normande et le statut vii£g[t-cinq du roi Henri YIII, dans les cas de lèse-majesté air premier chef, l'aveu ne sauve pas le complice. N'oubliez point que C^est un cas où la reine n'a pas le droit de grâce, et que vous mourrez surl'échafaud comme celui que vous accusez. Réfléchissei. Confirmez-vous tout ce que vous avez dit i^

GILBl&RT.

H sais que j^ méUrrai , et je lé donfirme.

JOURNÉE It, SCÈFie VIII. m

JANE , à part

Mon Dieu ! si c'est un rêve , il est bien horrible !

LE LORD CHANCELIER, à Gilbert.

Consentez-vous à réitérer vos déclamlionc^ la main sur l'évangile?

Il présente Tévangile à Gilbert, qui y pose la maki. GILBERT.

Je jure , la main sur l'évangile, et avec ma mort prochaine devant les yeux, que cet homme est un assassin ; que ce poignard , qui est le sien , a servi au crime; que cette bourse, qui est la sienne, m'a été donnée par lui pour le crime. Que Dieu m'assiste ! c'est la vérité !

LE LORD CHANCELIER, à Fabiani.

Mylord^- qu'avez-vous à dire

Oi

FABIANI

Rien. — Je suis perdu !

MAaiE TUDOR.

SIMON RENARD, bas à la reine.

Votre majesté a fait mander le bourreau; il est là.

Bon 9 qu'il Tienne.

Les rangs des gentilshommes s'écartent, et l'on ?oit paraître lèbourreBa vêtu de rouge et de noir, portant sur Tépaule une longue épée dans son fourreau.

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