ANCÉLp
Vous fûtes pris d'amour pour elle, olle poui^ tous. Sans savoir son nom, cai^voHs ne l'avez jamais su, et vous ne le savez pas encorfî , elle ne s'appdtle ppur vous que Catarina, vous ttouvâtes moyen de lui écrire , elle de vous répondf e. Vous obtîntes d'elle des rendez-vpus ch^ une femme noiQmée la béate Gécilia. Ce 'fut entrç elle et vofls jfin amour éperdu ; mais elle resta pure. Cette jeuiie fiU^élait. noble; c'est *tôut ce que voYis saviez «d'elle. Une nobib vénitienne ne peut épouser qu'Un nobit vénitien oii un roi ; vous n'êtes pas vénitien ^t vous n'êtes plus roi. Banni d'ailleurs,*vous n^ p<^'viez aspirer. Un jour elle manqua au rendez-vohs'; la béate Gécilia tous appilt qu^on l'avait *iflai«ée. Du' reste, vous ne pûtes pas p^s^avoir le nom du mari que vous n'aviez su le nom du .père/ Vous quittâtes Venise, Depuis c§ jo^r, ^ous vous '.êtes enfui par toute l'Italie ; mais l'amcfUr vous a suivi. Vous ayez Jeté vôtre ^ie aux plaisirs, au]^ distractions, aux folies , aux vices** Inutile/ Y#as ajrer tâché d'aimer d'autre! femme», voua avez crii même en ^mér d'autres, cetlë comédienne ^ par exemple, laTisbe. Inutile, encore; L'ancien amolir a toujours reparu sous les nouveaux, -Il jr*a ,trai5 mois^ VOUS' êtes veiiu'à Padqûe atec la Tisbé qui vous fait passer pour son frère. lie podéâta, mon-
seigneur Angelo Malipieri , s'est épris d'elle ; et vous \ Yoici ce^tpii vous est arrivé* tin soir , le âeiziè|ne jour de février, Une femme voilée a passé prés de voQ8«iuiB le' pont Molkio , vous a pris la qaaio, ftt*VD|is amené dans la rue Sanpiero. Dans cette^rue sont les ruines de l'anciQu palais Magaruffi, démoli ^ar votre ancêtre Ezzelin III; dans Ci(S ruines il y a une cabane; dans cette cabane voue aye:( trouvé la femme de Yenise que vous aimez et qui vous aime depuis sept ans. A partir de ce jour, vous vous êtos rencontré trois fois par semaine avec elle dans cette cabane. Elle est ' restée tout à la fois fidèl» à son amour et à son honneur, ^ vous et à son mari. Du reste, cachant tonjouiss son nom. Gatarina,rfen déplus. Le mois passé , vojre bonheur s'est rompu brusquement. JJn jour , ël^ n'a point paru à la cabane. Yoilà cinq semaines que Vbus ne l'avez vue. Cela tient à ce que apn mari se défie d'elle et la garde enfertnée. — Nous sommes au matin , le jour va paraîtra. — Vous la cherchez partout^ vous ne la. trouvez pas , vous ne la ^trouverez jamais. — Voulez-vous la voir ce sdir?
HODOLFO , le regardant Gxemeut
tjui étes-vous?
kk ANG£LO.