‹ DrameChapitre 80 sur 97 · G AN6ELO · texte numérisé non relu

G AN6ELO

A5GELO, firoittanK Ib kMn dans fo

Mais je sms dans une ansiélé affireuBe , Tisbe ! Il y a un homme qui a osé ! — qui a osé le^er les yeux sur la femme d'un Ifalipieri ! H y a un homme qui a osé faire une tache au livre d'or de Venise â la plus belle |ftage , à l'endroit où est mon nom ! ce nom-là ! Malipieri ! Il y a un homme qui était cette nuit dans cette chambre, qui a marché à la place où je suis peut-être ! U y a un misérable homme qui a écrit la lettre que voici , et je ne saisirai pas cet homme ! et je ne clouerai pas ma vengeance sur mon afiroat ! et cet homme 9 je ^^ lui ferai pas verser une mare' de s^ng sur ce plan-

'' cher-ci, tenez! Oh ! pour savoir qui a écrit cette lettre, je donnerais )^*épée de mon père, et dix

. ans de ma vie , et ma main droite , madame!

LA TISBE.

Mais montrez-la-moi , cette lettre*

ANGELO , la lui laissant prendre.

Voyez.

LA TISBE. >- Elle déploie la lettre et y jette un coiq» d'ail.

A part.

C'est Rodolfo !

JOURNÉE ÏÏI, PARTIE I, SCÈNE ÏII. 127

ANGELO

Est-ce que tous connaissez celte écriture?

LA TISBE.

Laissez-moi donc lire.

Elle Ut.

— « Catarina, ma pauvre bien saimée, tu vois bien » que Dieu nous protège. C'est un mirjicle qui » nous a sauvés cette nuit de ton mari et de cette * femme... »

A part.

— Cette femme !

Elle oontinae à lire.

— - « Je t'aime, ma Catarina. Tu es la seule femme » que j'aie aimée. Ne crains rien pour moi , je suisi » en sûreté. »

ANGELO

Hé bien, connaissez-vous l'écriture?

LA TISBE , lui rendant la lettre.

Non, monseigneur.

ANGELO

Non, n'est-ce pas? Et que dites-vous de la lettre?

128 ANGELO

Ce ne peut être nn homme qui soit depuis peu à Padoue. C'est le langage d'un ancien amour. Oh! je vais fouiller toute la ville ! il faudra bien que je trouve cet homme! Que me conseillez-vous, Tisbe?

LA TISBE.

Cherchez.

ANGELO

J'ai donné Tordre que personne ne pût entrer aujourd'hui librement dans le palais , hors vous et votre frère , dont vous pourriez avoir besoin. Que tout autre fût arrêté et amené devant moi. J'interrogerai moi-même. En attendant , j'ai une moitié de ma vengeance sous la main , je vais tou jours la prendre.

LA TISBE.

Quoi?

Faire mourir la femme.

LA TISBE.

"Votre femme !

JOURNÉE m, PAawE I, sqfcNE m. 129

AMGRO.

TotU est prêt. Avant qu'il soit une heure , CatarlnaBragndini sera décapitée oomme il convient.

LA TISBE.

Décapitée!

ANGELO

Dans cette chambre.

LA TISBE.

Dans cette chambre !

ANGELO

Écoutez. Mon lit souillé se cl^ange en tombe. Cette femme doit mourir. Je Tai décidé. Je lai décidé trop froidement pour quil y ait quelque chose à faire à cela. La prière n'aurait aucune colère à éteindre en moi. Mon meilleur ami , si j'a-. Tais un ami, intercéderait ponr elle, que je prendrais en défiance mon meilleur ami. Voilà tout. Gausons-^n si vous voulez! D'ailleurs, Tisbe, je la hais , cette femme ! Une femme à laquelle je me suis laissé marier pour des raisons de famille, parce que mes affaires s'étaient dérangées dans

153 IHGKLO.

LA TBBB.

J'en ai 9 moi.

AUGELO.

Oà?

LATISBE.

Chez moi.

ANGELa

Quel poison?

LATISBE.

Le poiton Malaspina. Vous savez ? cette boite que m'a envoyée le primider de Saint-Marc.

ANGBUlL

Oui , VOUS m'en avez déjà parlé. C'est un poison sûr et proDfipt. Eh bien , vous avez raison. Que tout se passe entre nous* Cela vaut mieux. Écoutez, Tisbe. J'ai toute confiance en vous. Vous comprenez que ce que je suis forcé de faire est létgitime. C'est mon honneur que j^ venge» et tout homme agirait de même à ma place. Ëh bi^^u !

c'est une chose sombre et diflScile que celle où je suis engagé. Je n^ai ici d'autre ami que tous. Je ne puis méfier qu'à vous. La prompte exécution , le secret sont dans Tintétêt de cette femme comme dans le mien. Assistez-moi. J'ai besoin de vous. Je vous le demande. Y consentez-vous ?

LA TISBE.

Oui.

ANGELO

comment, sans qu'on sache pourquoi. Une fosse se creuse , un service se chante , mais personne ne sait pour qui. Je ferai enlever le corps par ces deux mêmes hommes, les guetteurs de nuit, que je garde sous clef. Tous avez raison , lùettons de l'ombre sur tout ceci. Envoyez chercher ce poisoiu

LA TiSBE.

Je sais seule où il es l. J'y vais aller moi-même.

ANGELO

Allez 9 je vous attends.

Sort la Tisbc

IM ANGELO

— Oui, c*eftl mieox. Il y a eu des ténèbres sur le crime , qull y en ait sur le châtiment..

La porte de rmtoîie s^osfpe; rarcUpitee en soit les yen hàah el les bras en ctoii sor b poitrine. Il tnTeiM lentemeDt b diambn

* Ao momenl où il Ta sortirpar la porte da fond, Angdo setoorne Teisloi.

— Est-elle prôte?

L^ARCHIMIÊTRE.

Oui , monseigneur.

Il sort GiAarina paratt snr le seuil de roratoire*

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