‹ DrameChapitre 84 sur 97 · ANGELO · texte numérisé non relu

ANGELO

RODOLFO

Que faisaîs-tu quand je suis entré ?

GATARINA.

Ah mon Diçu ! tranquillisez-vous , mon Rodolfo, je n'étais pas triste, bien au contraire. J'essayais de me rappeler cet air que vous chantez si bien. Tenez, vous voyez, j'ai encore là ma guitare.

RODOLFO

Je t'ai écrit ce matin. J'ai rencontré Reginella, à qui j'ai remis la lettre. La lettre n'a pas été interceptée ? Elle t'est bien arrivée ?

XIÂ7ARINA.

La lettre m'est si bien arrivée que la voilà.

JElle lui piésenté la lettre.

RODOLFa

Ah ! tu l'as! C'est bien. On est toujours inquiet quand on écrit.

GATARINA.

Oh 1 toutes les* issues de ce palais gardées I Personne ne sortira avant la nuit !

JOURNÉE III, PARTIE I, SCÈNE Vï. iàl

AODOLFO.

Personne. Je laî déjà dît. C'est Tordre.

CATARINA

Allons ! maintenant , vous m'avez parlé , vous m'avez vue, -vous êtes rassuré, vous voyez que si la ville est en rumeur , tout est tranquille ici , partez , mon Rodolfo , au nom du ciel ! Si le podestat entrait ! Vite ! partez. Puisque tu es obligé de rester dans ce palais jusqu'au soir , voyons , je vais te fermer moi-même ton manteau. Comme cela. Ton chapeau sur ta tète. £t puis devant les sbires , aie l'air naturel, à ton aise, pas d'affectation à les éviter , pas de précaution. La précaution dénonce. Et puis , si l'on voulait te faire écrire quelque chose par hasard , un espion , quelqu'un qui te tendrait un piège , trouvé un prétexte , n'écris pas !

RODOLFO

Pourquoi cette, reoomulandation, Catarina?

CATARINA

Pourquoi? Je ne veux pas qu'on vole de ton

148 ANGBLO.

ëcritore , moi. Cétt une idée que j*ai. Hou ami, vous MTez bien qae les femmes ont des idées.

Je le remercie d'être Tenu , d'être entré , d'être resté, j'ai eu la joie de te voir! Là, tu vois bien que je suis tranquille , gaie , contente , que j'ai ma guitare là et ta lettre ; maintenant , Ya-t'en vite. Je Yeux que tu t'en ailles. — Encore un mot seulement.

RODOLFa

Quoi?

GAtARINA.

Rodoifo , vous savez que je ne vous ai jamais rien accordé ^ tu le sais bien , toi !

RODOLFa

Eh bien ?

CATARINA

Aujourd'hui c'est moi qui vais te demander.

Rodoifo 1 un baiser !

JOURNÉE III, PARTIE I, SCÈNE VI. m

RODOLFO , la serrant dans ses bras»

Oh! c'est le ciel!

CATARINA

Je le vois qui s'ouvre !

RODOLFa

O bonheur 1

CATARINÀ.

Tu es heureux?

RODOLFO

Oui!

CATARINA

 présent sors, mon Bodolfo!

RODOLFO

Merci !

ANGELO

CATARINA

Adieu! — Rodolfo!

Rodoifo, qni est à la porte , s*arrÊte.

— Je t'aîrae!

Rodolfo soit.

JOURNÉE ni, PARTIE I, SCÈNE VIL 151

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