A9GEL
LA TISBE , à part.
Que de paroles inutiles , mon Dieu !
A!I8GEL0 , illant à la porte da fond qall «ntr^ooTre.
AUez-Tous-en !
CATARINA
Ah ! ce breuvage me glace le sang !
Begardant fiicmcnl la Tisbe.
^— Ah! madame!
A Angelow
— Êtes-Yous content, monsieur 9 Je sens bien que je vais mourir. Je ne vous crains plus. Eh bien , je vous le dis maintenant, à vous qui êtes mon démon, 4k>mme je le dirai tout-^-l'heure à mon Dieu , j'ai aimé un homme , mais je suis pure !
ANGELa
Je ne vous crois pas, madame.
LA TISBE, à part.
Je la crois , moi !
CÂTÂRINA.
Je me sens défaillir... Nop. Pas ce fauteuil-là. Ne me touchez point. Je vous l'ai déjà dit, vous êtes un homme infâme 1
Elle se dirige en chancelant vers son oratoire.
— Je Teux mourir à genoux. Devant lautel qui est là. Mourir seule. En repos. Sans avoir vos deux regards sur moi.
Arrivée à la porte , elle s'appuie sur le rebord*
— Je veux mourir en priant Dieu.
A Angelo. ^ *
— Pour vous , monsieur.
Elle entre dans Toratoire.
ANGELO
Troïlo !
Entre Thuissier.
— Prends dans mon aumônière la clef de ma salle secrète. Dans cette salle , tu trouveras deux hommes. Âmène-les-moi. Sans leur dire un mot.
L'huissier sort.
A la Tisbe.
— Il faut maintenant que j'aille interroger les
l^ ANGEIO.
homme» arrêtés. Quand j'aurai parlé aux deux guetteurs de nuit , Tisbe , je voué confierai le soin de veiller sur ce qui reste à faire. Le secret , surtout!
Entrent les deux guetteurs de nuit introduite par rbuissier ,
qui se retire.