‹ DramesChapitre 124 sur 308 · L ALCHIMISTE · texte numérisé non relu

L ALCHIMISTE

LE PODESTAT

Sans doiile!

FRANCESCA, arrachant la torche du palier. Prenez cette lumière...

[Outrant la porte du caveau.) Entrez sous celte voûte; Et vous trouverez tout, tout dans le même lieu. Des meubles, des tableaux, une trappe au milieu... La trappe où, renfermé, dormait cet or infâme. Et dont il est sorti, pour perdre un jour mon âme. Allez... examinez chaque chose de près; Et nous verrons s'il faut d'autres preuves après ! {Le Podestat entre dans le caveau du deuxième acte.

Francesca continue.) Mon Dieu! pardonnez-moi, j'ai fait peut-être un crime, Mais tombée où je suis presque au bas de l'abîme... Hélas! au plus profond, afin de ne pas choir, .le me suis retenue à mon dernier espoir. Pauvre, il était à moi... meure donc sa richesse, Oui seule lui donna palais, amis, maîtresse!... Et vers l'humble maison quand pauvre il reviendra, A genoux sur le seuil, il me retrouvera.

LE PODESTAT, rentrant pâle et très-agité. Madame !

FUA.VCESCA.

Eh bien, la preuve était-elle certaine?

Si certaine, qu'il faut qu'à l'instant on l'amène !

FRA5CESCA.

L'amener à l'instant... Monseigneur, en ce cas. Près d'elle celte nuit il ne restera pas.

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