ACTE IV, SCÈNE VIII
Do> JUAN, se retournant.
C'est toi, frère ! sois le bien venu.
DON JOSÈS.
Je te saluai des mêmes paroles lorsque nous nous rencontrâmes au château de Villa-Mayor; il parait que si j'avais oublié de t'inviter à mes fiançailles... tu avais oublié, toi, de m'invitera ta prise d'habit... Connais-tu ce parchemin?
C'est celui que j'arrachai des mains mourantes de dom Mortes, le Seigneur me pardonne!
Connais-tu cette signature?
C'est celle de notre digne père... Dieu a fait un miracle, sans doute... et je l'en remercie.
DON JOSÈS.
Et sais-tu ce que contient cet écrit?
C'est la reconnaissance de don Josès, comme fils aîné du comte et comme seigneur de Marana.
DON JOSÈS.
Tu avoues donc que je suis gentilhomme?
DON JCAN.
Oui, frère.
DON JOSÈS.
Que tu n'es que le second fils, toi?
Oui, frère.