‹ DramesChapitre 278 sur 308 · DE VERTPRÉ · texte numérisé non relu

DE VERTPRÉ

Mais elle n'y est pas, sans doute?

LÉON, montrant la chambre de madame de Fertprù. Si fait, elle est là.

M. DE VERTPRÉ, allant vers la porte.

Merci !

LEGS, l'arrêtant.

Pardon! c'est qu'elle change de robe.

M. DE VERTPRÉ

Ah !... et vous d'habit, à ce qu'il paraît?

LÉo>-.

Non, je n'ai pas le bonheur d'en avoir un de

SCEIVE VIII. ùô

rechange, et je me contente de le faire sécher. II faut vous dire que nous venons tous les deux d'être mouilles jusqu'aux os. Vous permettez, n'est-ce pas?

( Il se remet à la cheminée, )

M. DE VERTPRÉ

Comment donc... ( A part.) Qui diable est ce monsieur qui se met si à l'aise chez moi?

LÉON

Vous n'êtes pas mouillé, vous?

M. DE VERTPRÉ

Je suis venu de Paris en cabriolet; j'étais trèspressé de voir madame de Vertpré.

LÉON

Ah! oui : n'est-ce pas vous qu'elle attend? Oui, oui, elle attend un monsieur. Je vais la prévenir. (// va vers la chambre de madame de Fertpré. )

M. DE VERTPRÉ

Comment , vous allez entrer ainsi chez madame de Vertpré pendant qu'elle change de robe?

LÉOIV,

Non, je vais le lui dire à travers la porte.

M. DE VEltTPRÉ.

Merci, j'attendrai.

LÉON

Alors, donnez-vous la peine de vous asseoir.

M. »E VERTPRÉ

Vous êtes trop bon... Ainsi, madame de Vertprc vous a dit qu'elle m'attendait?

34 LE MARI DE LA VEtVE.

LÉON

Oui, ce malin elle a parlé de cela en l'air.

M. DE VERTPRÉ

Elle a ajouté que c'était pour affaires pressantes?

LÉO

Non, elle n'a pas ajouté cela. {Il sonne, un domestique entre. ) Joseph ! du bois.

M. DE YERTPRÉ, à part.

Très-bien! — ( Hmit. ) Monsieur, l'affaire dont je dois entretenir madame de Yertpré est secrète.

LÉON

Cela se peut, monsieur.

M. DE VERTPRÉ

Ce qui fait qu'à moins que vous ne soyez son mari...

LÉON

Je n'ai pas cet honneur, monsieur.

M. DE VERTPRÉ

J'oserai attendre de votre discrétion...

LÉON

Que je me retire, n'est-ce pas?

Si vous aviez cette complaisance...

LÉON

Dites- moi, est-ce que vous en avez pour longtemps ?

M. DE VERTPRÉ

Pourquoi cela?

scÈ>E VIII. 35

LÉON

Ah ! c'est que vous dérangeriez toute notre journée.

M. DE VERTPRÉ

J'abrégerai.

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