‹ DramesChapitre 37 sur 308 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

ANTONY, sera.

Ah! me voilà seul enfin... Examinons... Cesdeux chambres communiquent entre elles... oui, maisde chaque côté la porte se ferme en dehors... enfer!... Ce cabinet... aucune issue; si je démontais ces verrous... on pourrait le voir... Cette croisée... ah ! le balcon sert pour les deux fenêtres... une véritable terrasse. — {FI rit.) Ah!... c'est bien... je suis écrasé. — (// s'assied. ) Oh ! comme elle m'a trompé ! ... je ne la croyais pas si fausse... Pauvre sot, qui te fiais à son sourire, à sa voix émue , et qui un instant, comme un insensé, t'étais repris au bonheur, et qui avais pris un éclair pour le jour ! . . . Pauvre sot, qui ne sais pas lire dans un sourire, qui ne sais rien deviner dans une voix, et qui, la tenant dans tes bras, ne l'as pas étouffée , afin qu'elle ne fût pas à un autre... — (// se lève.) Et si elle allait arriver avant que Louis , qu'elle connaît, ne fut parti avec les chevaux... malheur!... Non, l'on n'aperçoit pas encore la voilure. — (// s'assied.) Elle vient, s'applaudissant de m'avoir trompé, et, dans les bras de son mari, elle lui racontera tout... elle lui dira que j'étais à ses pieds... oubliant mon nom d'homme, et rampant ; elle lui dira qu'elle m'a repoussé, puis,

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