A^TOST
Oh!...
ADÈLE
Écoute , va près de lui , ou plutôt envoie quelqu'un ; et, si tu doutes encore, dis qu'on m'apporte les papiers qu'il a sur lui, afin que je sache qui il est; car il est évanoui, vois-tu, évanoui, peut-être mort ! Mais va donc! va donc ! et fais-moi donner de ses nouvelles. — {Clara sort.)DQ ses nouvelles ! oh! c'est moi qui devrais en aller chercher!... c'est moi qui devrais être là pour lire dans les yeux du médecin sa mort ou sa vie ! Son cœur devrait recommencer à battre sous ma main , mes yeux devraient être les premiers qu'il rencontrât. N'est-ce pas pour moi?... n'est-ce pas en me sauvant la vie!.... Oh! mon Dieu!... il y aurait là des étrangers, des indifférents, des gens au cœur froid qui épieraient ! Oh ! pour Dieu! ne viendra-t-on pas me dire s'il est mort ou vivant? —{A un domestique qui entre.) Eh bien?
LE DOMESTIQUE, remettant un portefeuille et un petit poignard.
Pour madame.
ADÈLE
Donnez. Comment va-l-il? a-t-il ouvert les yeux?
LE DOMESTIQUE
Pas encore; mais M. Delaunay vient d'arriver, il est près de lui.
ADÈLE
Bien. Vous lui direz de monter, que je sache de