SCÈNE VIII
Les Précédents, HECTOR DE LOCH MARIA
hector, se précipitant en scène.
Loc'h Maria?... Présent.
(Émoi parmi les prisonniers ; ceux qui sont en scène entourent Hector et lui tendent la main.)
SOMBREUIL
Noble ami I
hector, à Lemoine.
Je viens tard. On a failli m'attendre.
Mais j'avais des raisons; te plait-il de m'entendre ? (Lemoine se consulte avec l'officier; puis marche à grands pas à l'avant-scène.
henri, à ïévéque de Dol.
Lui, déjà!
HECTOR
Qui m'appelle?... Ah! quelle est cette voix?
HENRI
Hector !...
HECTOR
Mon frère ici, que j'entends, que je vois? Comment?... oh ! j'ai compris...
(Tous deux se trouvent à V 'avant- scène, gauche.)
HENRI
La place est occupée Hector, soyez soldat ; reprenez votre épée, Consolez notre. père...
hector. désolé.
Et toi?...
HENRI
Je vais mourir.
loc'h maria 3oi
HECTOR
Tout m'écrase le cœur, tout y doit concourir : Mon sacrifice est fait ; ma vie était offerte ; J'attendais l'agonie, hélas, deux fois soufferte : Et je te trouve ici, mon frère, dans mes bras. Pars, va-t'en, je le veux.
HENRI
Je mourrai.
HECTOR
Tu vivras.
(A Lemoine.) Lemoine, un dernier vœu qu'un ennemi t'adresse.
LEMOINE
C'est assez de discours et c'est trop de tendresse.
(Murmures des prisonniers.) Entendez-vous ces cris qui m'ordonnent d'agir ?
CHAUMAREIX
Barbare, il ne sait plus être ému, ni rougir.
HECTOR
Fuis.
HENRI
Cet homme m'accepte, Hector, à votre place.
LEMOINE
J'accepte tous les deux.