‹ Drames françaisChapitre 137 sur 137 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

(Le rideau se relève. — Le Capitaine et le Zouave sont en scène.)

Le capitaine dit les vers qui suivent.

France, on n'ôtera point de ton front le baptême, Écrit en traits de flamme, écrit en traits de sang. Dieu qui te baptisa, Dieu ton roi, Dieu qui t'aime, A toujours nom : le Tout-Puissant.

France, on n'ôtera point le Credo de ta bouche ; Quinze siècles de foi, France, te l'ont appris. Le renégat haineux, le mécréant farouche,

Peuvent lier tes bras meurtris; Méprise leurs liens, et ris de leurs mépris : Mais ta foi, gare à qui la touche!

UNE PAGE D'HISTOIRE DE FRANCE 33j

France, arbore et tiens haut la croix, divin drapeau; Les peuples, sans la croix, s'en vont comme un troupeau

A l'aventure, à la défaite.

La croix bénit tes jours de victoire et de fête ; Elle abrite ta gloire avec tes repentirs; Et pour toi, s'il le faut, elle aura des martyrs.

Terre de la vaillance, ô pays de l'épée, Reste, c'est ton honneur, le pays de la croix. A son ombre marche groupée, Nation fière et sans calculs étroits; Garde les droits de Dieu, Dieu gardera tes droits. Va, comme aux siècles d'or de ta sainte épopée; Sois le soldat du Christ, et passe ton chemin.

Trop longtemps des menteurs, ou des fous, t'ont trompée ; Arrache-leur ton nom et ta gloire usurpée. La croix au front, le glaive en main, Toi, que la foi sans tache avait émancipée, Sois, ô France d'hier, la France de demain.

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