‹ Drames philosophiquesChapitre 168 sur 319 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

GETHEGUS entre. Mouvements divers GENS DU PEUPLE.

Tout va mal, tout va mal.

JETHEGUS.

Oui, tout va mal, et il serait pourtant facile que tout allât bien. Les aristocrates sont des égoïstes bouffis d'orgueil, des sangsues qui épuisent le peuple. Que leur importe, quand leurs greniers sont pleins, que le peuple meure de faim? Ce qu'ils appellent des principes, ce sont tout simplement des secrets transmis héréditairement pour opprimer les vrais citoyens. Ils nous entraînent à la guerre pour se donner de l'importance et avoir l'occasion de nous commander, puis pour s'imposer à nous au nom de prétendus services rendus. Le mal serait fini le jour où chaque soldat, avant

lu

de marcher à l'ennemi, tuerait son chef, au nom de régahté. Puis on se partagerait les terres, et l'on serait heureux, car il n'y aurait plus ni petits ni grands.

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