‹ Drames philosophiquesChapitre 301 sur 319 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

bien, que voulez-vous? Il y a trois mois à peu près que la petite est venue. Une pauvre femme, sa voisine, la soigna. Depuis ce temps, elle ne vit plus que pour le petit être. Pauvre femme ! On dira ce qu'on voudra, c'est une digne personne! Je lui envoie du lait tous les matins, et elle gagne dix sous par jour à faire mes distributions de pains et de gâteaux.

GROMMELARD.

Nous sommes dans un temps, Rabourdin, où il se passe des choses singulières.

Us «'écarteat en faisant des gestes.

LA FRESNAIS, à madame Denys.

Pardon, madame, il me semble que la personne à qui vous venez de parler s'appelle madame Jouan?

MADAME DENTS

Oui, monsieur. Ah ! vous aussi, vous avez décou-

vert, je crois, que ce n*est pas la première venue. Mais, tenez, je dois vous avertir d'une chose, mon jeune officier, car je m'intéresse beaucoup à vous, je vous trouve bien gentil. Pas de tentatives dans les règles ordinaires. La place est imprenable ; c'est la vertu même. N'essayez pas... Vous me direz : • L'enfant...? » Eh! que voulez-vous que je vous réponde? Il a environ trois mois. Je n'en sais pas davantage.

Bile s'occupe quel'^ues instants à ranger les gâteaux. LA FRESNAIS.

(iLpart.) 0 Dieu! que faire? — (a madame Denyg.) Madame Denys, je sais une partie du mystère. Vous êtes une honnête femme ; laissez-moi quelques minutes seul avec elle.

MADAME DENYS

Bien volontiers, cher monsieur. J'ai vu tout de suite que vous êtes un homme comme il faut,

BUe «e retire.

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