‹ Drames philosophiquesChapitre 35 sur 319 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Je pars pour ma retraite de Pavie, où, sur trois pensées, j'en aurai habituellement deux pour la mort.

GONZALOj s'approchant, dit au duc à voix basse :

Monseigneur, si vous vouliez bien coucher ce soir dans votre palais de Milan, vos livres ne seraient que peu de temps solitaires, et peut-être la chose publique y trouverait-elle son profit. La ville présente tous les symptômes d'un corps malade. Elle a la fièvre. Les chefs de quartier appellent le peuple aux armes ; on entend les propos les plus séditieux.

PROSPERO

Dans mon cabinet, Gonzalo, j'ai plus de puissance que dans mon palais de Milan.

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