‹ Drames philosophiquesChapitre 63 sur 319 · PRIÈRE DES ORGUES · texte numérisé non relu

PRIÈRE DES ORGUES

0 Éternel, toi que rien n'attriste ni ne trouble, n'irrite ni ne console, être pur et saint, lumière cristalline qui traverses sans te souiller le monde des corps, et sers de base immuable à la mobilité

sans fin, nous te louons de tout notre souffle, nous te proclamons juste, parfait et bon. Ceux qui croient, ceux qui espèrent, ceux qui aiment, sont les seuls qui ne se trompent pas. Les apparences de ce monde sont vaines. Tu hais le mal, et c'est là son châtiment. Tu vois les pleurs de tes serviteurs, tu les comptes, et cela suffit ; car il n'y a rien de réel que le sentiment que tu as des choses. Dans ton vaste sein, ô abîme, tout s'embrasse et se concilie. Tu es harmonie, joie, paix, raison, délices durant l'éternité. Heureux qui chante tes louanges dans la longueur des jours !

LE LëGAT du pape, s'approchant de C^iban

Le père commun de tous les fidèles complimente paternellement Votre Altesse. Votre Altesse sait sûrement que la sainte Église romaine, toujours éprouvée durant les jours de sa milice, et en butte aux assauts de l'enfer, souffre beaucoup en ce moment des efforts très-pervers que font les Sarrasins de Lucera pour l'empêcher de chantcT

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