CHAPITRE XII Des Championnats en hauteur
Ci: sport, si cnipûignant à la fois et nouveau, fut importé d'Amérique par la presse, qui, en reproduisant les photographies fantastiques des champions de barre, fît naître en Europe l'émulation et le désir de ne pas rester en retard sur nos rivaux des Etats-Unis.
Nos premiers débuts en France furent timides, hésitants.
Je gagnai avec Bistouri, à i"'70 seulement, un des premiers championnats en hauteur, couru au vieux Palais de l'Industrie; la même année, avec le même cheval, tous les championnats de France sans grand mérite, du reste, car il y avait alors peu de concurrents. J'atteignis i™8o de hauteur sans pouvoir les dépasser.
B'iack-Devil, à Spa, monté par ]\I. Philippot, accomplit enfin le saut de 2 mètres sur un gros mur! Ce fut un enthousiasme indescriptible ; désormais le succès des championnats alla toujours en augmentant, chacun cherchant à battre le record en hauteur ou largeur établi par son prédécesseur.
En 1902, apparut Conspirateur, le célèbre cheval australien de M. H. de Alumm, qui, pendant quatre années consécutives, fut l'incontestable champion et la grande attraction de l'Hippique des Champs- Elysées.
Conspirateur et son intrépide cavalier, le capitaine d'artillerie Crousse. furent la gloire des championnats et le titre de rois de la Barre, qui furent décernés au cavalier et à sa monture, ne furent jamais mieux portés.
Conspirateur était un grand pur sang qui se précipitait sur son saut, dans une action longue et étendue de steeple-chaser, sans marquer l'ombre d'appréhension ni d'hésitation. Le vaillant anmial
M. CROUSSE, C"^ D ARTILLEKIK. GAGNANT LK CHAMPIONNAT EN HAUTEUH DE SAINT-SÉBASTIEN DEVANT S. M. LE ROI d'eSPAGNE